La Bourse de New York a connu une clôture mitigée jeudi, avec des mouvements contrastés qui reflètent les préoccupations persistantes concernant le secteur technologique. Le déclin notable du titre d'Apple a éclipsé les résultats impressionnants du géant des puces mémoire, Micron.
L'indice Nasdaq a enregistré une perte de 0,46%, tandis que le Dow Jones a légèrement avancé de 0,14%. L’indice S&P 500 a quant à lui terminé pratiquement à l’équilibre, affichant une variation de -0,01%.
Les analystes de Briefing.com ont noté que "le marché a connu des fluctuations importantes".
La tech a particulièrement souffert de la chute de l'action d'Apple, qui a annoncé une hausse globale des prix de ses ordinateurs Mac, de ses tablettes iPad et de divers accessoires. Cette augmentation est liée à la montée des coûts des puces mémoire en raison de l'essor de l'intelligence artificielle (IA).
Le titre d'Apple, troisième plus grande capitalisation boursière mondiale, a chuté de 6,12% pour atteindre 275,15 dollars, entraînant une perte de plus de 250 milliards de dollars en valeur boursière par rapport à la veille.
Dans le même temps, Microsoft a annoncé une hausse de 100 à 150 dollars du prix de ses consoles Xbox à l'échelle mondiale, valant une augmentation de 3,46% de son action, qui a atteint 352,83 dollars. Ces deux poids lourds ont donc largement influencé la tendance du marché.
Ces développements ont éclipsé les résultats financiers remarquables de Micron, dont l'action a bondi de 15,74% à 1.213,56 dollars. Le groupe, basé dans l'Idaho, a rapporté pour le trimestre en cours une augmentation astronomique de 346% de son chiffre d'affaires sur un an, atteignant 41,46 milliards de dollars, et un bénéfice net multiplié par quinze, passé à 28,24 milliards.
David Morrison, analyste chez Trade Nation, souligne que "ces résultats pourraient redonner confiance à un secteur qui a récemment subi un coup dur". Toutefois, l'inquiétude persiste parmi les investisseurs au sujet des valorisations élevées du secteur technologique et de la rentabilité des investissements dans l'IA, qui sont de plus en plus financés par l'endettement.
Du côté des indicateurs économiques, l'indice d'inflation PCE pour mai a été publié, affichant un taux de 4,1% sur un an, le plus élevé depuis trois ans. Ces chiffres sont conformes aux attentes des marchés, renforçant les anticipations d'une éventuelle hausse des taux par la Réserve fédérale d'ici la fin de l'année, comme l'indique Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management.
Par ailleurs, la croissance du PIB des États-Unis pour le premier trimestre a été révisée à la hausse, atteignant 2,1% en rythme annualisé contre 1,6% précédemment estimé.
Pour finir, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts à dix ans est resté stable en clôture, s'élevant à 4,39%.







