Les divisions persistent au sein du mouvement écologiste français, où des adversaires internes à Marine Tondelier, la secrétaire nationale, ont sollicité l'intervention du Conseil statutaire. Celui-ci a jugé que la consultation prévue du 1er au 6 juillet sur la stratégie pour l'élection présidentielle était "irrégulière".
Ces opposants estiment que le bureau politique, qui avait annoncé cette consultation, n'avait pas l'autorité pour prendre une telle décision, affirmant que cela relevait du Conseil fédéral, considéré comme le parlement du parti. Selon une dépêche de Le Monde, cette contestation met en lumière des tensions croissantes au sein du parti.
La décision du Conseil statutaire, annoncée le 25 juin, précise que la consultation des militants pourra se tenir sous une forme requalifiée comme "enquête d'opinion interne" à caractère purement indicatif. Cela signifie qu'elle ne pourra pas avoir de portée décisionnelle, un avertissement qui a suscité des préoccupations chez certains membres du parti.
Le débat autour de la candidate Marine Tondelier
Les critiques à l'égard de Tondelier ne se limitent pas à la procédure. Les détracteurs mettent également en avant la formulation de la question soumise au vote, qu'ils jugent orientée. Ils pointent du doigt le fait qu'elle n'offre pas d'alternatives claires. La question posée aux adhérents devrait d'abord porter sur l'engagement envers une primaire de la gauche, et, si cela échoue, sur la possibilité de poursuivre une campagne présidentielle "autour de notre candidate Marine Tondelier". Cette formulation a également été critiquée par plusieurs experts politiques, qui soulignent l'importance de la clarté et de la transparence dans de telles consultations.







