La France est sous une chaleur écrasante : un quart de son territoire est classé en vigilance rouge à cause d'une canicule qui aggravent la situation des incendies, à l'approche des départs estivaux.
Selon Météo-France, 24 départements du centre-ouest, regroupant environ 22,2 millions d'habitants, sont en alerte maximale. Cette situation touche également la région parisienne, la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. En parallèle, 59 autres départements sont placés en vigilance orange, mais le Sud-Est et la Corse semblent être relativement épargnés durant ce troisième épisode caniculaire en deux mois.
Les températures pourraient atteindre des sommets alarmants : jusqu'à 36°C à Paris et à Rennes, 38°C à Bordeaux, et 35°C à Rouen, tandis que Toulouse pourrait frôler les 37°C. Météo-France prévoit même des pics à 39 ou 40°C localement, et cette vague de chaleur continuera jusqu'au milieu de la semaine prochaine.
Pour ce week-end des départs en vacances, la SNCF assure un service de grande vitesse habituel, avec 3.700 TGV prévus. Cependant, un train Intercités sera annulé sur trois aux heures les plus chaudes de la journée, avec des solutions de remplacement par autocar mises en place.
Sur les routes, Bison Futé avertit de rester vigilant en raison de la chaleur, alors que la circulation promet d’être dense. Vers 10h00, plus de 420 kilomètres de bouchons étaient déjà comptabilisés.
Le contexte incitatif à la vigilance s'est intensifié avec la multiplication des incendies. Emmanuel Macron a indiqué sur X qu'il est vital de rester vigilant, rappelant que neuf incendies sur dix proviennent d'une activité humaine. Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a également insisté sur le fait que les autorités ne toléreraient aucune négligence et a annoncé que 32 personnes avaient été arrêtées depuis le début de l'été pour des actes liés aux feux de forêt.
Depuis le début de l'année, plus de 25.000 hectares ont été ravagés, un chiffre qui double les pertes enregistrées à la même date en 2025, selon des estimations de la Sécurité civile.
Bien que ces incendies n'aient pas causé de pertes humaines comparables à celles observées en Espagne, où douze personnes ont péri, des feux se sont signalés dans plusieurs zones, y compris des régions moins habituées à ces fléaux estivaux. Parmi elles, les gorges d'Apremont en forêt de Fontainebleau et La Plaine-sur-Mer, où 220 individus ont dû être évacués d'un camping. En Savoie, deux villages sont isolés à cause d'un feu qui a ravagé 60 hectares.
Au Sud-Ouest, des orages récents ont laissé environ 20.000 foyers sans électricité, mais sans faire de blessés. Les climatologues pointent les canicules répétées comme des indicateurs évidents des changements climatiques en cours, intensifiés par les énergies fossiles.
Dans cette tempête de chaleur, la centrale nucléaire de Bugey a obtenu une dérogation pour ses rejets d'eau, soulignant la tension sur les infrastructures. Le gouvernement se heurte à des critiques concernant son inattentisme face à ces vagues de chaleur, déjà responsables d'une surmortalité notable, notamment chez les personnes âgées de plus de 75 ans.
Les réjouissances estivales sont également touchées par cette canicule. À Paris, les bals des pompiers prévues pour les 13 et 14 juillet ont été annulés, tout comme plusieurs événements sportifs en extérieur, et de nombreuses villes à travers la France ont annulé leurs feux d'artifice habituels.







