De nouveaux affrontements ont éclaté entre les États-Unis et l'Iran, Téhéran accusant Washington de vouloir perturber les funérailles de son guide suprême, Ali Khamenei. Selon une déclaration de l'agence de presse officielle IRNA, des frappes ont été réalisées sur des alliés des États-Unis, intensifiant un climat de conflit déjà tendu.
Des images de la télévision d'État iranienne ont illustré l'arrivée du cercueil d'Ali Khamenei au sanctuaire de l'imam Reza à Machhad, un site de grande importance pour les chiites. Pendant ce temps, son fils, Mojtaba Khamenei, reste invisible, n'ayant pas fait d'apparition publique durant cette cérémonie.
Ce moment solennel a été assombri par des attaques militaires de grande envergure entre les deux pays, le président Donald Trump ayant déclaré la trêve "terminée". Dans une récente interview, il a qualifié les dirigeants iraniens de "malades" et a précisé qu'il ne souhaitait plus collaborer avec eux, tout en n’écartant pas la possibilité de négociations futures.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis auraient mené des frappes sur près de 90 cibles militaires en Iran, selon des sources militaires. Les autorités iraniennes ont dénoncé ces attaques, prétendant qu'elles visaient également des infrastructures civiles. "Ces bombardements sont un acte délibéré pour semer la confusion", a déclaré un porte-parole du gouvernement iranien à l'AFP.
Les frappes ont paralysé les infrastructures entre Téhéran et Machhad, empêchant de nombreux fidèles d'assister aux funérailles. Cette nouvelle escalade a provoqué la méfiance des Iraniens, qui craignent pour leur sécurité et celle de leur histoire sacrée. Les ténors de Téhéran insistent sur le fait que les États-Unis ne feront pas tomber le régime avec leurs attaques.
En réponse, l'Iran a lancé des missiles vers le Koweït et Bahreïn, blessant plusieurs personnes. Les sirènes d'alerte se sont également déclenchées en Jordanie, provoquant la réaction des services de défense qui ont intercepter des missiles.
Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir eu une conversation avec Trump au sujet des mouvements militaires américains dans le Golfe, soulignant les inquiétudes croissantes concernant la stabilité de la région.
Le détroit d'Ormuz, un goulot d'étranglement stratégique pour le trafic maritime, a été au cœur de ces tensions, les États-Unis accusant l'Iran d'avoir attaqué plusieurs navires.
Malgré cette escalade, le peuple iranien a continué de manifester son soutien à son leader, des millions de personnes ayant assisté aux funérailles à Téhéran et Qom. "Tous ici veulent se venger", a déclaré Mohammad Afsharian, un commerçant. "Les efforts diplomatiques sont pratiquement morts. Même si un accord est trouvé, nous aurons toujours des problèmes avec Israël", a-t-il ajouté, soulignant la permanence des conflits dans la région.
Les tensions restent palpables, alors que le ministre israélien de la Défense a laissé entendre qu'Israël pourrait frapper à nouveau l'Iran si nécessaire, amplifiant encore plus l'inquiétude d'un conflit ouvert.







