À partir du 1er février, les ménages français bénéficieront d'une légère réduction de leur facture d'électricité. Le ministre de l'Industrie, Roland Lescure, a annoncé une diminution de 10 euros par an, attribuée à une baisse de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA). Cette mesure, qui représentera un total de 540 millions d'euros, devrait apporter un petit soulagement au budget des foyers, en particulier en cette période où de nombreuses familles affrontent des défis économiques.
« J’ai décidé de réduire la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA) qui figure sur toutes les factures », a indiqué le ministre dans un entretien publié par Le Parisien. Selon Lescure, pour un boulanger, les économies pourraient atteindre jusqu'à 200 euros par an, tandis que pour un ménage type, cette somme serait de l’ordre de 10 à 12 euros.
Il a reconnu que cette réduction n'est pas une solution radicale mais un pas vers une tarification énergétique plus juste. « C’est un changement effectif, immédiat et qui se fera sentir », a-t-il ajouté, en soulignant qu'il s’agit d’un retour de pouvoir d'achat pour les Français.
Parallèlement à cette annonce, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affiché son optimisme sur l'avenir des tarifs, promettant que les factures devraient rester stables pour les années à venir, grâce à la réforme du marché de l'électricité qui est entrée en vigueur le 1er janvier.
La CTA permet notamment de financer les retraites des salariés des secteurs électrique et gazier. D'après le ministère, la baisse de cette contribution n'affectera pas le régime des retraites, et son application dépendra d'un décret à paraître au Journal Officiel.
Le nouveau système, baptisé versement nucléaire unique (VNU), devrait apporter une stabilité tant attendue, mais suscite déjà scepticisme et préoccupations dans la population. Des syndicats comme la FNME-CGT craignent une dérégulation qui pourrait nuire à la protection des consommateurs. Les experts réitèrent que les précédentes réformes n'avaient pas permis de freiner la flambée des prix observée après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Enfin, l'association UFC-Que Choisir critique également cette nouvelle approche, arguant qu'elle ne garantira pas la protection des ménages face à d'éventuelles hausses futures des tarifs. Selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l'association, le système pourrait siphonner les économies possibles pour les foyers nombreux.
Il reste à voir comment ces réformes affecteront réellement le portefeuille des usagers et si les promesses du gouvernement en matière de souveraineté énergétique se concrétiseront dans le temps.







