Donald Trump a réitéré son souhait de voir le Groenland sous contrôle américain, suscitant une forte réaction de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. Ce week-end, elle a exprimé son indignation face aux insinuations de Washington, appelant les États-Unis à "cesser leurs menaces" concernant l'annexion du territoire arctique.
La récente intervention militaire des États-Unis au Venezuela a révélé l'intérêt croissant de Trump pour les ressources naturelles, et cela a naturellement éveillé des craintes au Danemark, surtout en ce qui concerne le Groenland, riche en minéraux et d'une importance stratégique. « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale, et le Danemark n'est peut-être pas capable de s'en occuper comme nous le devrions », a-t-il déclaré à bord de l'Air Force One.
Dans une conversation récente avec The Atlantic, Trump a communiqué que ses partenaires devraient évaluer la situation concernant le Groenland. « Ils devront se faire leur opinion. Mais nous avons besoin du Groenland pour notre défense », a-t-il ajouté, un commentaire qui n’a pas manqué de provoquer un tollé au Danemark.
La réaction de Mette Frederiksen a été immédiate : « J'exige des États-Unis qu'ils mettent fin à leurs menaces contre un allié historique. Le Groenland et son peuple n'ont pas à faire l'objet de telles convoitises », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que le Danemark, en tant que membre de l'OTAN, bénéficie des protections de cette alliance.
Le Groenland, qui compte environ 57 000 habitants, a clairement exprimé qu'il n'est pas à vendre. Selon un sondage récent, 85 % des Groenlandais ont indiqué qu'ils étaient opposés à une éventuelle appartenance aux États-Unis. « Nous voulons décider de notre propre avenir », a affirmé un porte-parole du territoire.
Cependant, les tensions se sont intensifiées depuis la nomination par Trump d'un envoyé spécial pour le Groenland, ce qui a été perçu comme un geste provocateur. Le message récemment posté par Katie Miller, l'épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, insistant sur que le Groenland pourrait bientôt être aux couleurs du drapeau américain, n'a fait qu'ajouter au malaise.
Jens-Frederik Nielsen, un leader local, a qualifié cette publication d'"irrespectueuse" et a rappelé l'importance des relations entre nations fondées sur le respect des droits et de la souveraineté. L'ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Møller Sørensen, a également insisté sur le respect de l'intégrité territoriale danoise.
Tant que Washington continuera de formuler des réclamations sur l'avenir du Groenland, la méfiance entre les deux pays pourrait s'accroître. La question demeure : jusqu'où Trump ira-t-il pour réaliser ses ambitions et à quel prix?







