Un rapport parlementaire présenté récemment à l'Assemblée nationale recommande une révision à la hausse de la célèbre "taxe soda" instaurée en 2012. Ce nouveau projet pourrait s'appliquer à certaines boissons contenant un taux élevé de sucre.
Lutter contre l'obésité infantile
Créée sous l'administration de Nicolas Sarkozy, cette taxe vise à réduire les problèmes de surpoids et d'obésité chez les jeunes. À l'heure actuelle, elle impose un coût de 7,53 euros par hectolitre, soit environ 2,51 centimes par canette de soda. Ce rapport, révélé par Le Parisien, met en lumière une éventuelle augmentation qui pourrait s'établir à 21,47 euros par hectolitre, entraînant une hausse de 4,6 centimes pour une canette de 33 centilitres.
Une fiscalité plus équilibrée
La réévaluation de la taxe serait également motivée par la volonté de clarifier le paysage fiscal entourant les produits agroalimentaires. Une partie des revenus issus de cette augmentation pourrait servir à compenser des allègements fiscaux sur d'autres produits, comme la margarine, pour aider à préserver le pouvoir d'achat des consommateurs sur des produits de nécessité, tout en décourageant la consommation d'aliments riches en sucres et en graisses néfastes.
Élargir le champ des taxes sucrées
En outre, le rapport aborde d'autres propositions pour une taxation accrue, comme l'augmentation de la TVA sur les barres chocolatées. De telles mesures viseraient à pénaliser les produits jugés indésirables, en particulier ceux contenant des niveaux élevés de sucres et d'acides gras saturés. Bien que les modalités exactes restent à définir, l'idée est d'éclaircir le débat autour de la santé publique et de l'alimentation équilibrée.
Si ces recommandations sont adoptées lors des discussions à l'Assemblée, elles seront intégrées dans le projet de loi de finances 2023, prévu cet automne.







