Le chemin vers Paris est semé d'embûches pour les agriculteurs de la Coordination rurale qui, malgré les températures glaciales et les interdictions imposées par les autorités, se rendent à la capitale pour une manifestation jeudi. Portés par un esprit de défi, ces bonnets jaunes ont fait savoir qu'ils étaient déterminés à exprimer leurs doléances en se rapprochant des centres de décision. "On va y arriver, même par des chemins détournés", a affirmé Bertrand Venteau lors d'une interview sur France Inter, soulignant la ténacité de son mouvement.
José Pérez, coprésident de la CR 47, a réussi à s'approcher d'Étampes, à environ 50 kilomètres au sud de Paris. Cependant, cela a nécessité de contournés plusieurs barrages policiers. "Nous avons dû forcer le passage, mais les tracteurs sont capables de passer à travers champs," a-t-il déclaré avec un sourire. Ce sentiment d'urgence est partagé au sein du mouvement, qui se voit confronté à des forces de l’ordre souvent en surnombre.
Des témoignages de certains agriculteurs révèlent les difficultés rencontrées. Un agriculteur a décrit comment, après avoir été bloqué dans le Cantal, une colonne de tracteurs a finalement réussi à traverser la Loire. Un autre, Cyril Caria, a même dû abandonner son tracteur à Grenoble pour prendre le train vers Paris, illustrant ainsi les mesures extraordinaires prises pour rejoindre les manifestations.
Le climat est tendu, avec déjà quelques incidents mineurs. Troisième d’un groupe de tracteurs, un agriculteur a provoqué de légers dégâts matériels en forçant un barrage, mais aucune violence significative n’a été rapportée jusqu’à présent. "Quand un tracteur rencontre une voiture, c'est la voiture qui dégage", a plaisanté Théo Alary, éleveur de brebis, mettant en lumière la détermination des manifestants.
La Coordination rurale n'a pas défini de lieu de ralliement précis à Paris, mais tous partagent un même objectif : faire entendre leur voix au cœur de la capitale. Cette mobilisation, en pleine période de crise agricole, souligne l’exaspération croissante parmi les agriculteurs face à des conditions qu'ils jugent insoutenables. Les demandes de soutien et de reconnaissance sont plus que jamais d'actualité, alors que le gouvernement face à cette détresse continue de promettre des actions sans réel résultat tangible.
Pour suivre l'évolution de ce mouvement et comprendre les revendications, restez connectés à les actualités agricoles, alors que l'importance de cette bataille pour la survie des exploitations s'intensifie.







