Arc France, le célèbre fabricant de produits en verre pour les arts de la table, fait face à des défis colossaux après son placement en redressement judiciaire. Timothée Durand, le candidat à la reprise, a souligné la nécessité de "redimensionner le site" d'Arques pour assurer la pérennité de l'entreprise, qui emploie 5 700 personnes, dont 3 500 sur place.
Lors d'une récente réunion à Bercy, Durand a déclaré que cette restructuration était « nécessaire pour réduire une dette jugée trop lourde et repartir sur de bonnes bases ». Le plan de Durand prévoit de concentrer la production sur l'un des deux fours de l'usine, tandis que d'autres lignes de production, notamment celles de verre opale et noir, resteront intactes.
Bien que le nombre d'emplois potentiellement affectés n'ait pas été précisé, le candidat à la reprise a promis de discuter de ces changements avec les travailleurs. Il a annoncé une rencontre avec les représentants du personnel pour établir un "nouveau pacte social". Selon des sources de La Nouvelle République, la flexibilité est essentielle pour la survie de l'entreprise.
Sébastien Martin, ministre délégué à l'Industrie, a qualifié le projet de sérieux et a promis que l'État fournira un soutien substantiel. Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, a également commenté que le plan pourrait avoir des conséquences sur l'emploi et a assuré qu'une alternative sera trouvée pour les employés touchés.
Ces développements font craindre des pertes d'emplois significatives dans une région où le secteur du verre est crucial. Alors que Arc France tente de redresser la barre, l'issue de cette situation complexe reste incertaine. Les experts appellent à la prudence, soulignant que le soutien des parties prenantes sera crucial pour maintenir une activité viable sur le site historique d'Arques.







