Renée Nicole Good, poétesse et mère de trois enfants, a été abattue par un agent de l'ICE à Minneapolis. Cet événement tragique, qui a eu lieu le 7 janvier 2026, a suscité une vague d'indignation et de manifestations dans la ville et au-delà.
Alors qu'elle se trouvait sur les lieux d'une opération de l'ICE en qualité d'observatrice juridique, Renée a été la cible d'une fusillade qui a mis en lumière les tensions croissantes entre les forces de l'ordre et la communauté qu'elles sont censées protéger. D'après des témoignages et des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, il apparaît qu'elle ne représentait aucun danger au moment où l'agent a ouvert le feu.
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, n'a pas hésité à qualifier les affirmations des autorités fédérales de "conneries", soutenant que Renée était une personne bienveillante et pacifique. Sa mère, Donna Ganger, a partagé des souvenirs touchants, évoquant le caractère compatissant et aimant de sa fille.
Les manifestations qui ont suivi son décès ont attiré des centaines de personnes, ce qui témoigne d'un profond mécontentement face aux actions des agences de sécurité fédérales. De nombreux manifestants ont décrié les méthodes employées par l'ICE, les qualifiant de "terroristes" et exigeant justice pour Renée.
Le Bureau des enquêtes criminelles du Minnesota (BCA) a dénoncé le manque de coopération des fédéraux dans l'enquête, affirmant que cela compromettrait l'intégrité de l'investigation. Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, a défendu l'agent de l'ICE en arguant qu'il avait agi en légitime défense. Cette justification est cependant largement contestée par des experts en droit et des membres de la communauté.
"L'intervention de la police n'était pas justifiée", affirme Bernard Harcourt, professeur à l'Université Columbia, en se basant sur les diverses vidéos et témoignages recueillis. "Nous sommes en présence d'un cas qui nécessite une enquête approfondie et impartiale, particulièrement dans ce contexte où la confiance entre la communauté et les forces de l'ordre est déjà fragile".
Renée laisse derrière elle un fils de six ans, orphelin de père et désormais sans mère, soulignant la tragédie qui dépasse une simple perte personnelle, devenant un symbole des luttes contre les abus de pouvoir au sein des agences fédérales. Ce drame témoin des fractures sociales qui sillonnent les États-Unis, interroge ainsi à la fois sur les pratiques policières et la gestion des immigrés, dans un pays où la méfiance envers les forces de l'ordre ne cesse de croître.







