Un convoi impressionnant de tracteurs a infiltré les rues de Paris très tôt le matin du 8 janvier 2026. Les membres de la Coordination rurale, un syndicat agricole reconnu, se sont rassemblés devant des monuments emblématiques tels que la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe, déterminés à faire entendre leurs revendications. Leur objectif principal : obtenir une rencontre avec les dirigeants politiques, notamment la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Sénat.
Les raisons de cette colère sont claires. Les agriculteurs, déjà au bord du désespoir, lancent un cri d'alarme face à des problématiques pressantes telles que la gestion de la dermatose nodulaire bovine (DNC) par le gouvernement et la menace que représente le projet d’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur. Ce dernier, très critiqué, pourrait avoir des conséquences néfastes sur l'agriculture française, notamment selon la Midi Libre.
Selon Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, l’urgence de la situation n’a jamais été aussi grande : « L’avenir de nos exploitations est en péril, et nous sommes ici pour le défendre ». Le mouvement a également incité d’autres syndicats, comme la Coordination Rurale Corsica, à se joindre à la manifestation, témoignant d'une solidarité inter-régionale dans cette lutte.
Les agriculteurs se sont d'abord rassemblés près de la tour Eiffel, avant que quelques tracteurs ne parviennent à se rendre à l’Arc de Triomphe. Ludovic Ducloux, coprésident de la CR 33, a exprimé sa satisfaction face à cette mobilisation : « Arriver à Paris est déjà un exploit pour nous ». Toutefois, la situation est tendue, avec un important dispositif policier entourant les lieux de rassemblement, une réalité qui ne fait qu’augmenter les tensions entre les forces de l’ordre et les agriculteurs.
Les manifestants portent des messages percutants sur leurs tracteurs, interpellant le public et les élus : « France ! Veux-tu encore de tes paysans ? » Cette question, simple mais puissante, souligne la détresse d'une profession qui se sent abandonnée. Une manifestation est prévue devant l'Assemblée nationale à 10 heures, où les agriculteurs souhaitent faire passer un message fort à leurs représentants.
Cette journée de mobilisation est d'autant plus cruciale alors que des restrictions d’accès aux zones sensibles de la capitale ont été mises en place par la préfecture de police. Malgré ces obstacles, la Coordination rurale reste déterminée à faire entendre sa voix. Le Monde rapporte également que les tensions liées à l'épidémie de dermatose continuent de préoccuper les agriculteurs, exacerbant leur mécontentement.BFM TV a également souligné que le climat socio-économique actuel est une source d'inquiétude pour de nombreux agriculteurs, qui voient leur profession menacée par des accords perçus comme défavorables.
La Coordination rurale continue de plaider pour une agriculture durable et équitable, appelant à des actions politiques immédiates pour sauver le secteur. Les agriculteurs espèrent que leur mobilisation portera ses fruits et attirera l'attention nécessaire sur leurs préoccupations légitimes.







