Le président américain Donald Trump a récemment proféré des menaces choc à l'encontre de plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Face à leur résistance concernant ses ambitions d'annexion du Groenland, il a annoncé l'instauration de droits de douane pouvant atteindre jusqu'à 25 % dès le 1er juin. Cette initiative a provoqué une onde de choc dans l'Union européenne, incitant à une réunion d'urgence des ambassadeurs à Bruxelles.
Depuis son retour au pouvoir, Trump n'a cessé de mettre en avant cette idée controversée, évoquant la nécessité de contrôler ce vaste territoire danois pour des raisons de sécurité nationale, notamment face à la Russie et à la Chine, qui renforcent leur influence dans la région arctique. Ce ton a été exacerbé à la suite de l'envoi récent de forces militaires européennes au Groenland pour des manœuvres, un acte que Trump a qualifié de « jeu dangereux ».
Dans un message sur son réseau social Truth Social, le président a déclaré : « Ces pays ont pris un risque inacceptable. Après des siècles, il est temps pour le Danemark de le rendre – la paix mondiale est en jeu ! » Son ultimatum, selon lequel un accord doit être signé pour la vente complète du Groenland, a suscité l'indignation non seulement des dirigeants européens mais aussi de la population, qui s'est mobilisée en manifestations à Copenhague et à Nuuk.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a qualifié cette stratégie de « totalement déplacée », tandis qu'Ulf Kristersson, son homologue suédois, a affirmé que son pays ne se laisserait pas intimider. De son côté, le président français Emmanuel Macron a dénoncé ces « menaces tarifaires inacceptables » et s'est engagé à répondre de manière unie au sein de l'UE. Selon divers experts, ce conflit pourrait nuire aux relations transatlantiques et exacerber les tensions au sein de l’OTAN. Le Conseil européen a, pour sa part, souligné l'importance de respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté des nations.
La ministre groenlandaise Naaja Nathanielsen a exprimé sa gratitude pour le soutien reçu, tandis que le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a indiqué être « surpris » par les déclarations de Trump, rappelant que l'objectif des manœuvres militaires était d'améliorer la sécurité dans la région arctique. De nombreux analystes, tels que ceux de Le Monde, s'accordent à dire que la situation nécessite une réponse collective, soulignant le besoin d'une stratégie claire pour gérer les tensions géopolitiques croissantes dans cette partie du monde.







