La situation financière du conseil départemental de Maine-et-Loire est en voie d'assainissement. Les efforts de gestion, conjugués à la reprise du marché immobilier, ont conduit à des retombées fiscales appréciables, comme l'a souligné la présidente, Florence Dabin, lors de la séance du conseil départemental le 11 octobre.
Nous avons connu des temps où les finances bourgeonnaient, s'écoulant comme la Loire en période de crue. Cette époque remonte aux années 2021-2022, où les droits de mutation sur les transactions immobilières étaient florissants. Cependant, la crise a frappé, et dès 2023, le volume des transactions a chuté, impactant lourdement les droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Selon des estimations, les DMTO pourraient connaître une baisse de près de 40 millions d'euros, passant de 160 millions en 2023 à 120 millions en 2024. Ce revirement précipite le conseil départemental dans une recherche de solutions rapides pour équilibrer ses finances.
« Ne dépensons pas l’argent que nous n’avons pas ! »
Les DMTO, c’est notre variable d’ajustement
, a déclaré Florence Dabin. Le vice-président aux finances, Philippe Chalopin, tient un discours clair : Ne dépensons pas l’argent que nous n’avons pas.
Ce mantra guide désormais les décisions budgétaires du conseil départemental.
Les experts soulignent l'importance d'un retour réfléchi à des investissements soutenus dans les infrastructures éducatives. Jean-Pierre Bourgeois, économiste à l'Université d'Angers, déclare : Si le Maine-et-Loire souhaite se projeter dans l'avenir, il est essentiel de réinjecter des fonds dans l'éducation. C'est un investissement dans notre jeunesse et, à long terme, dans notre économie.
Le conseil s'engage donc à ne pas négliger ces secteurs clés, préconisant un avenir meilleur pour les collèges du Maine-et-Loire, tout en veillant à une gestion financière rigoureuse. L'équilibre entre prudence budgétaire et investissements nécessaires sera crucial pour relever les défis à venir.







