En ce lundi, la Bourse de Paris affiche une légère hausse, baignant dans une atmosphère paisible, avec une absence notable de publications économiques significatives. Cette tranquillité s'explique également par l'absence de nombreux investisseurs asiatiques, partis célébrer le Nouvel An lunaire, et américains, étant donné que c'est un jour férié aux États-Unis.
L'indice CAC 40 a crû de 8,29 points, soit +0,10%, atteignant 8.320,03 points aux environs de 09H45. Cela suit une séance de clôture en baisse de 0,35% vendredi dernier, marquée par une perte de 28,82 points, laissant l'indice à 8.311,74 points.
Patrick Munnelly, gérant chez Tickmill Group, souligne que même si ce début de semaine semble serein, l'agenda à venir demeure riche en événements. Des publications économiques significatives sont planifiées, notamment l'inflation au Royaume-Uni prévue mercredi, et aux États-Unis vendredi, en plus du produit intérieur brut (PIB) américain qui sera aussi communiqué ce jour-là.
Mercredi, les investisseurs auront également accès aux "minutes" de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale, fournissant ainsi des aperçus précieux sur les orientations futures de la politique monétaire américaine.
Un point d'intérêt sera également la publication des résultats de Walmart, le géant de la distribution américain, prévue pour jeudi. Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, estime que ces résultats pourraient fournir des indications tant sur la santé des consommateurs américains, pilier de la croissance aux États-Unis, que sur les impacts possibles des développements liés à l'intelligence artificielle (IA) sur le marché de l'emploi.
Effectivement, l'intelligence artificielle devrait continuer de dominer les discussions sur les marchés financiers cette semaine, selon plusieurs experts ayant publié des analyses ce matin. Jim Reid, chef économiste de Deutsche Bank, a noté qu'en seulement deux semaines, plus d'un trillion de dollars de valeur boursière mondiale aurait été perdu, alimentant les craintes concernant une éventuelle transformation des modèles économiques traditionnellement basés sur l'IA.
D'une autre part, le groupe automobile Stellantis (-0,71%, à 6,56 euros) a révélé son intention de réintroduire des versions diesel pour au moins sept de ses modèles en Europe, tout en prolongeant la production de ses véhicules à moteur diesel existants pour mieux répondre aux attentes de sa clientèle. La semaine dernière, Stellantis avait également annoncé des pertes colossales de 22 milliards d'euros, révélant des difficultés avec ses ventes de véhicules électriques.
Depuis le début de l'année, l'action Stellantis a enregistré une chute d'environ 30% de sa valeur.







