La santé mentale des travailleurs en Corse est en crise. À l'échelle nationale, le constat s'avère préoccupant, et les établissements insulaires ne sont pas en reste. Les conditions de travail se dégradent, exacerbées par des facteurs tels que le stress accru et l'incertitude économique.
Selon la DARES (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), un rapport publié en août 2024 souligne que l'intensification des tâches et la précarité d'emploi affectent négativement le bien-être psychologique des salariés. Ces tendances révèlent des enjeux critiques au sein de divers secteurs.
En Corse, l'ARACT (Association Régionale de l'Amélioration des Conditions de Travail) joue un rôle crucial en favorisant le dialogue entre les employeurs et les employés. Elle aide les petites et moyennes entreprises à améliorer la qualité de vie au travail. L’organisation s’est récemment penchée sur l’impact du numérique, notamment de l'intelligence artificielle, sur l'expérience de travail, en considérant que chaque salarié vit la pression différemment.
Le Club House à Bastia, lancé en décembre 2024, est une initiative innovante inspirée de modèles américains, visant à soutenir les personnes ayant des antécédents psychiatriques. Jean-Yves Bonifay, son directeur, soutient que la reprise de certaines activités peut faire une grande différence pour ceux souffrant de burn-out ou de dépression.
Bonifay a récemment exhorté les candidats aux élections municipales à réaliser l'ampleur des problèmes de santé mentale en milieu urbain. Les psychiatries, comme l'indique le Dr Arnaud Payen-Logli, constatent une hausse de leur patientèle, reflétant ces préoccupations croissantes. Ce dernier plaide pour une approche pluridisciplinaire pour faire face à ces défis, soulignant que la santé mentale doit devenir une priorité dans le débat public.
Il est donc essentiel d'éveiller les consciences sur ce sujet crucial et d'agir en conséquence, pour améliorer la qualité de vie des travailleurs insulaires et au-delà.







