Lancée en fin octobre 2025, la commission d’enquête parlementaire s'attaque à l’audiovisuel public avec un objectif clair : examiner les grilles de programmes, assurer l’objectivité et la traçabilité des décisions prises, déceler les pressions politiques éventuelles et contrôler l'utilisation des budgets alloués.
Face à une critique constante de l'audiovisuel public, les membres de cette commission s'emploient à garantir la transparence et la neutralité que ce service public se doit de respecter.
Une réforme portée par Rachida Dati
Cette initiative intervient alors que la ministre de la Culture, Rachida Dati, défend un projet de réforme de l'audiovisuel public, un sujet de vifs débats depuis plusieurs années, mais qui semble maintenant en perte de vitesse. Les discussions autour de ce projet n’étant pas à l'ordre du jour à l'Assemblée Nationale dans les mois à venir, son aboutissement avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron paraît de plus en plus incertain.
Initialement, cette réforme proposait la création d'une holding nommée « France Médias », regroupant France Télévisions, Radio France et l’Institut national de l’audiovisuel, avec l’État comme actionnaire unique à 100 %. L'objectif ? Mutualiser les ressources, renforcer la stratégie digitale et consolider le service public face à la concurrence des chaînes privées.
Entre contrôle et protection
Pour François-Xavier Ceccoli, député de Haute-Corse, il est crucial de contrôler le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Il alerte également sur les risques d’un « centralisme médiatique », qui pourrait entraîner une uniformisation des programmes et affaiblir les spécificités régionales tant à l’écran que sur les ondes. Selon ses propos, l'enjeu est double : préserver la neutralité de l’information tout en garantissant une gestion efficiente des fonds publics, tout en protégeant l’ancrage territorial et l’identité du service public de l’audiovisuel.
Cette analyse se déroule dans un contexte où des experts, tels que ceux de Le Monde, soulignent la nécessité de repenser le modèle de financement de l’audiovisuel pour ne pas sacrifier la qualité au profit de la rentabilité.







