En Seine-et-Marne, l'Union des Droites pour la République (UDR), initiée par Éric Ciotti, propose un candidat unique pour les municipales de mars 2026. Clodi Pratola, ancien élu soutenu par le Rassemblement National (RN), espère renverser la tendance dans cette commune bastion de la gauche depuis 1989.
Les élections municipales de mars 2026 risquent d’être une vraie vitrine pour l’UDR en Seine-et-Marne. Fondé en 2024, ce parti se présente à ces élections avec un seul candidat : Clodi Pratola, ancien élu d'opposition à Vaux-le-Pénil, qui bénéficie du soutien stratégique du RN. À 73 ans, le maire sortant, Henri de Meyrignac (DVG), a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat, ouvrant ainsi la voie à une possible victoire pour Pratola.
Actuellement, la liste de Vaux-le-Pénil est la deuxième à voir le jour sous l'étiquette UDR en Île-de-France, suivie de celle d'Olivier de La Faire à Versailles. L'UDR soutient également des candidats RN à travers dix communes du département, notamment à Mouroux et Villeparisis.
« Nous collaborons efficacement avec le RN car nos priorités se rejoignent, surtout en matière de sécurité et de fiscalité », souligne Théo Michel, le délégué départemental de l'UDR en Seine-et-Marne.
La vision d’une union républicaine
Dans le département, l'UDR revendique plus de 200 membres, dont un grand nombre proviennent des Républicains. « Beaucoup ont rejoint nos rangs après les motions de censure irrecevables par les LR », précise Michel. Pour Aymeric Durox, sénateur RN de Seine-et-Marne, cette alliance est cruciale : « L'UDR renforce notre territoire historique de droite, rassemblant les déçus des Républicains », explique-t-il.
Clodi Pratola, qui a fait le choix de quitter les Républicains pour l'UDR dès sa formation, évoque sa détermination à réussir cette union des droites, en considérant le RN comme partie intégrante de l'arc républicain.
Théo Michel, ancien conseiller municipal à Paris, fait également partie intégrante de la campagne et plaide pour une intensification des mesures de sécurité, telles que le renforcement des effectifs de police municipale et l'extension de la vidéosurveillance.
Réactions des oppositions
Les réposions s'expriment également. Nathalie Beaulnes-Sereni (SE), ex-élue LR, demeure sceptique : « UDR et RN, c'est la même chose. Je ne reconnais pas mes valeurs là-dedans », indique-t-elle, tout en précisant son engagement envers des valeurs locales.
De son côté, Julien Guérin (DVG), se dit alarmé par la candidature UDR, suggérant qu'elle constitue une rupture avec l'héritage progressiste de la commune. Il se positionne en tant que bastion républicain, dénonçant une politique qu'il juge opportuniste.
Aymeric Durox, optimiste, évalue que les tendances actuelles au RN dans la commune s'annoncent prometteuses. « Avec l'apport de l'UDR, nous avons de grandes chances d'obtenir un bon résultat », conclut-il.







