Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré dimanche que l’ultragauche pourrait être impliquée dans la récente agression à Lyon ayant conduit à la mort de Quentin, comme il l’a annoncé lors d’une interview diffusée sur France 2.
La violence de cet incident tragique a soulevé des inquiétudes au sein de la classe politique, avec Nuñez affirmant que l’ultragauche était « manifestement à la manœuvre » le jour de l'agression. Il a spécifiquement mentionné le groupe antifasciste « La Jeune Garde » comme un acteur potentiel de cette affaire.
« L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens manifestement, » a précisé le ministre, renforçant l’urgence de l’investigation qui sera bientôt divulguée lors d’un point presse organisé par le procureur de Lyon.
Le groupe La Jeune Garde, qui a été dissous en 2025, a été mentionné par le collectif Némésis, connu pour ses liens avec l'extrême droite. Cependant, à ce stade, aucune preuve solide de lien entre ce groupe et l’agression de Quentin n’a encore été établie par le parquet.
Des sources policières rapportent que plusieurs témoignages significatifs ont été recueillis, ce qui pourrait faciliter l’identification des auteurs. Laurent Nuñez a affiché sa confiance quant à la rapidité d’une identification, déclarant que Quentin avait été victime d’un « lynchage ». « Je n’ai aucun doute là-dessus… et on verra si on confirme ou on infirme la thèse selon laquelle c’est l’ultragauche, » a affirmé Nuñez.
Cette tragédie met en lumière la montée des tensions politiques et sociales en France, alors que le débat sur la violence des groupes radicaux continue de diviser l'opinion publique. Le point presse prévu pour le lundi 16 février à 15h00 vise à apporter davantage de clarté sur cette situation alarmante.







