Vidéos virales, mises en scène et bataille d’abonnés : la conquête des jeunes électeurs passe désormais par les réseaux.
À un mois du premier tour des élections municipales, la lutte pour l’Hôtel de Ville s’intensifie sur les réseaux sociaux. Des candidats parisiens, comme Rachida Dati, adoptent TikTok pour séduire une jeunesse peu encline à se déplacer aux urnes. Dati a réalisé une vidéo en novembre dernier où elle se filmait dans un camion de collecte, aux côtés des éboueurs parisiens, une initiative qui a récolté près de 2,5 millions de vues.
Cette stratégie vise à établir une proximité avec les citoyens et à atteindre un public qui ne s’informe pas toujours par les canaux traditionnels.
Une recette importée des États-Unis
Cette approche évoque les stratégies déployées par certains candidats aux États-Unis, comme Zohran Mamdani à New York, qui a brillamment utilisé TikTok pour se rapprocher du public. De manière similaire, Donald Trump avait également recours à des mises en scène divertissantes.
Sur TikTok, la candidate ayant réuni le plus d’abonnés à Paris est Sarah Knafo (Reconquête), qui affiche 240.000 abonnés et plus de 5 millions de vues sur ses vidéos, grâce à des contenus courts et engageants.
À l’inverse, d’autres candidats, bien placés dans les sondages, semblent hésiter à investir cette plateforme. Par exemple, Emmanuel Grégoire ne totalise que 2.500 abonnés, et Sophie Chikirou (LFI) n’en possède que 3.000. Le candidat RN Thierry Mariani ne dispose même pas de compte sur la plateforme.
Un enjeu : mobiliser les jeunes électeurs
Les enjeux sont clairs : il s’agit de capter l’attention des 18-34 ans, dont l'abstention atteint 72% lors des précédentes élections selon Ipsos. À l’approche du scrutin, il est évident que pour gagner des voix, il est désormais indispensable de gagner des vues.







