Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a terminé une tournée européenne par un arrêt en Hongrie, soutenant le Premier ministre Viktor Orbán, qui fait face à des défis importants avant les élections prévues en avril. La position de Donald Trump, qui apprécie Orbán pour ses politiques nationalistes, ne doit pas être sous-estimée. Ce dernier, de son côté, n'hésite pas à afficher sa proximité avec le président russe, Vladimir Poutine.
Lors de cette visite, Rubio a souligné l'importance d'une alliance forte entre les États-Unis et leurs partenaires européens, mais a également été critiqué pour sa légitimation d'un dirigeant dont les approches autoritaires posent question, notamment en matière de liberté de la presse et de droits de l'homme. Des experts, comme la politologue française Anne Sinclair, estiment que cette relation pourrait nuire à l'image des États-Unis sur le plan international. "La réconciliation avec des leaders controversés peut avoir des conséquences durables sur la perception des valeurs démocratiques américaines," avertit-elle.
Des tensions qui perdurent
Alors que Rubio se concentre sur des relations stratégiques, la guerre en Ukraine reste dans l'actualité. Les discussions de paix à prévoir à Genève entre les États-Unis, l'Ukraine et la Russie ajoutent à la complexité du tableau. Cependant, les positions de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky semblent encore éloignées, remettant en question l'efficacité de ces pourparlers.
En parallèle, Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, a inauguré des logements pour les familles de soldats tués en Ukraine, soulignant ainsi l'impact global du conflit. La Corée du Nord, selon les agences de renseignement occidentales, aurait envoyé plusieurs milliers de soldats au front, et le nombre de pertes s’élèverait à environ 2.000. Cet acte de Kim est un signal clair de soutien à Moscou, consolidant davantage les lignes de fracture géopolitique.
Enfin, comme le souligne le quotidien 20 Minutes, bien que des efforts diplomatiques soient en cours, le clivage entre l'Est et l'Ouest semble persister, posant la question de la possibilité d'une résolution pacifique. L'avenir des relations internationales, en particulier en Europe, dépendra fortement des choix stratégiques qui seront faits dans les mois à venir.







