Dans un message fort, Neil Makaroff, expert de la Fondation Jean-Jaurès et à la tête du cercle de réflexion Strategic Perspectives, affirme que la décarbonation est bien plus qu'une simple question environnementale ; elle représente un choix stratégique pour la souveraineté de l'Europe. Dans un article publié par La Provence, il plaide pour une décarbonation made in Europe, soulignant qu'elle est « la meilleure assurance-vie contre les prédateurs géopolitiques » tels que les États-Unis, la Russie et la Chine.
Le développement d'éoliennes offshore à Fos-sur-Mer et la production de batteries à Dunkerque sont présentés non seulement comme des initiatives écologiques, mais également comme des décisions critiques pour renforcer la position de la France et de l'Europe. Makaroff note que ces choix sont aussi vitaux que la production militaire, comme le montre la fabrication de canons Caesar.
Dans le contexte actuel de tensions géopolitiques, Makaroff met en garde contre la dépendance énergétique de l'Europe, qui est aujourd'hui « tombée dans les mains de prédateurs ». En se basant sur des pays comme la Russie et la Chine pour sa production et sur les États-Unis pour sa sécurité, l'Europe risque de se retrouver vulnérable. Tout en évoquant la montée de la droite populiste en Europe, il souligne que les tentatives de démantèlement de la transition énergétique par des figures politiques comme Donald Trump accentuent cette problématique.
L'argumentation de Makaroff est renforcée par des experts qui pointent le besoin urgent de réindustrialisation en France pour assurer notre indépendance énergétique. « Sans un engagement ferme envers la décarbonation, nous restons prisonniers des fluctuations des marchés énergétiques », déclare un analyste d'Areva, une entreprise dédiée à l'énergie. Ainsi, la transition énergétique apparaît non seulement comme un impératif écologique, mais aussi comme une question critique de souveraineté nationale et européenne.







