L'Union européenne a annoncé le 24 février la suspension, pour une durée d'un an, des droits de douane sur les importations d'engrais, à l'exception des produits en provenance de Russie et de Biélorussie. Cette initiative a pour objectif de soutirer un répit aux agriculteurs européens, dont les coûts de production sont devenus exorbitants.
Cette décision concerne notamment les engrais azotés et les matières premières telles que l'ammoniac et l'urée. "Cette suspension sera appliquée à tous les pays, à l'exception de la Russie et de la Biélorussie", a précisé la Commission européenne, annonçant la mise en place de quotas d'importation détaxés, conformément à l'engagement pris en janvier dernier pour soutenir les producteurs agricoles.
Comme l'indique un communiqué des autorités européennes, "Cette mesure renforcera le secteur agroalimentaire de l'UE, réduisant ainsi les coûts pour les agriculteurs et l'industrie des engrais, ce qui pourrait faire économiser environ 60 millions d'euros en droits d'importation. En outre, elle facilitera la réduction de la dépendance de l'UE à l'égard de la Russie et de la Biélorussie, et soutiendra la diversification des sources d'approvisionnement".
Cette initiative a été présentée à l'occasion d'une réunion ministérielle à Bruxelles le 7 janvier, lors de laquelle les agriculteurs avaient exprimé leurs préoccupations face à la récente explosion des coûts de production, aggravée par l'entrée en vigueur du mécanisme européen de taxe carbone aux frontières (MACF), comme le rapportent plusieurs médias français.
Pour les économistes du secteur, cette décision pourrait marquer un tournant dans la politique agricole européenne, en offrant un souffle tant attendu aux producteurs face à un climat d'incertitude. Lorraine Roche, experte en agroéconomie, a commenté : "Il est crucial que ces mesures contribuent effectivement à rendre la production alimentaire plus viable, surtout dans le contexte mondial actuel".







