Lors d'une conférence de presse, la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a averti les manifestants des conséquences de leurs actions, en particulier en ce qui concerne l'attaque des "lieux sacrés et du drapeau". Cette déclaration intervient après que des vidéos, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont montré des étudiants en train de brûler des drapeaux de la République islamique.
Après une violente répression en janvier d'un mouvement de contestation qui aurait causé la mort de milliers de personnes, les tensions se ravivent parmi la jeunesse. Le 24 janvier, après la reprise des cours, des manifestations ont été observées dans diverses universités de Téhéran, avec des slogans audacieux comme "Mort au dictateur", visant directement le guide suprême, Ali Khamenei. Ces rassemblements ont rapidement dégénéré, provoquant des affrontements entre partisans et opposants du régime.
Mohajerani a souligné le droit des étudiants à exprimer leur mécontentement, mais a insisté sur la nécessité de respecter des "lignes rouges". Ces avertissements interviennent à un moment où le pays reste attentif à d'éventuelles interventions militaires américaines. Alors que les tensions internes se cristallisent autour de l'autoritarisme du régime, des voix dans le pays, comme celles d'experts en sociologie politique, mettent en garde contre un climat de répression grandissant qui pourrait entraver le dialogue nécessaire à la stabilisation du pays. Ces opinions sont corroborées par des analyses publiées dans des médias comme Le Monde et France24, soulignant que la dissidence étudiante pourrait être un tournant dans la lutte pour les droits civiques en Iran.







