L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture (SIA), dont la clôture a eu lieu dimanche, est à jamais gravée dans les mémoires comme un événement sans précédent. L'absence de bovins, pour la première fois en 62 ans, a laissé un vide palpable, entraînant une baisse significative de la fréquentation, bien que son président, Jérôme Despey, ait exprimé sa volonté de « revenir plus fort » l'année prochaine.
« Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude », a souligné Despey, évoquant l'impact de cette absence sur la fréquentation, qui a affiché une baisse de l'ordre de 25 % durant les premiers jours d'exposition. Bien qu'il n'ait pas fourni de chiffres définitifs avant la fermeture du salon, cette tendance a été fortement ressentie. Un climat d'inquiétude s'est installé dans le secteur, provoqué par des préoccupations liées à la dermatose, qui ont conduit de nombreux éleveurs à renoncer à exposer leurs animaux.
Les organisateurs du salon ont également pointé du doigt des facteurs externes, tels que les vacances scolaires qui ont coïncidé avec l'événement, ainsi que le temps pluvieux, qui ont empêché de nombreux visiteurs d'assister à ce rassemblement tant attendu. Dans un courrier adressé aux médias, ils ont noté que des appels au boycott et des débats enflammés ont ajouté une couche de complexité, rendant le salon moins attrayant pour les participants potentiels.
Malgré ces défis, Despey a évoqué des éléments positifs, tels qu'une interaction plus significative entre exposants et visiteurs. « Cette année, certains ont eu l'impression de dialoguer de manière plus qualitative », a-t-il déclaré. Il se prépare déjà à rencontrer les responsables d'autres salons et des représentants gouvernementaux afin de mettre en place des protocoles garantissant la sécurité lors de futurs événements.
Les promesses d'un retour en force l'an prochain sont donc sur toutes les lèvres. « Le salon ne doit pas être abîmé », a mis en garde Despey, en soulignant la nécessité de renforcer la solidarité et l'optimisme en amont des prochaines éditions. Alors que les acteurs du secteur agricole se tournent vers l'avenir, la volonté de redresser la barre et de célébrer la vitalité de l'agriculture française reste intacte.







