Lors de son sommet de crise à Londres, l'OMI s'apprête, ce jeudi 19 mars, à demander l'établissement d'un couloir maritime sécurisé. Ce parcours est nécessaire pour l'évacuation des bateaux immobilisés dans le Golfe, en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient et des répercussions des attaques iraniennes.
Actuellement, la situation est critique. L'OMI souligne que ces 20 000 marins vivent dans l'incertitude à bord de navires proches du détroit, un passage essentiel pour le transport d'hydrocarbures, bloqué par Téhéran en réponse à des frappes américaines et israéliennes.
Une proposition saluée par Washington
Les membres de l'OMI feront bientôt évaluer une proposition soutenue par le Japon et d'autres pays, comme les Émirats Arabes Unis et le Panama, qui vise à créer un « corridor maritime sûr » pour faciliter l'évacuation sécurisée de navires en zone de conflit.
Cette initiative a reçu l'approbation des États-Unis, où le président a appelé les pays de l'OTAN et la Chine à déployer des forces militaires afin de sécuriser les routes maritimes.
Téhéran a intensifié ses actions dans le détroit, perturbant l'acheminement normal de 20 % de la production pétrolière mondiale. En conséquence, les prix des hydrocarbures ont considérablement augmenté, entraînant des impacts à l'échelle mondiale. L'expert maritime, Jean-Marc Dupont, souligne que « la pression exercée par l'Iran est une manœuvre stratégique pour influencer les négociations avec Washington ». L'OMI envisage d'adopter des résolutions condamnant les actions de Téhéran qui portent atteinte au droit international.
Une majorité de membres de l'OMI se prononce pour une condamnation forte des actions inacceptables de Téhéran.
Les Émirats Arabes Unis dénoncent "l'activité sournoise" de Téhéran
Les Émirats ont souligné un fort soutien international pour cette proposition. Leur représentant a déclaré : "Nous avons enregistré un nombre sans précédent de co-auteurs pour cette résolution, prouvant ainsi une volonté collective de sécuriser cette voie maritime." D'autres nations, comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, ont également condamné fermement les actions iraniennes.
Face à ces tensions, l'Iran a rejeté la responsabilité de la crise, évoquant les actes militaires des États-Unis et d'Israël. Les résolutions que l'OMI s'apprête à adopter pourraient ne pas être contraignantes mais témoignent d'une volonté collective de faire pression sur l'Iran.
Ce rendez-vous au sein de l'OMI souligne l'importance stratégique et économique du détroit d'Ormuz, alors que le monde entier se mobilise pour garantir la sécurité maritime dans cette région volatile.







