La marine française a récemment arraisonné un pétrolier lié à la flotte fantôme russe dans les eaux méditerranéennes, renforçant l'engagement de l'Europe à contrecarrer le contournement des sanctions liées à la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a réaffirmé que la France ne laissera pas impunis ceux qui profitent de cette situation.
Sur les réseaux sociaux, le président a déclaré : "Aucun événement, même la guerre en Iran, ne pourrait nous détourner de notre soutien à l'Ukraine. Les navires qui enfreignent le droit international sont des profiteurs de guerre, et nous ne tolérerons pas cela." Cette sortie s'accompagne de la confirmation de l'arraisonnement du Deyna, un pétrolier sous pavillon mozambicain, en provenance de Mourmansk.
La préfecture maritime de Méditerranée a expliqué que des opérations de contrôle ont été effectuées sur le navire aux origines suspectes, conformément aux normes de la Convention des Nations unies. Les vérifications ont révélé des anomalies concernant le pavillon, incitant les militaires français à agir. Des hélicoptères ont été déployés pour cette opération minutieuse, également soutenue par le Royaume-Uni, qui a assisté à la surveillance du navire.
Le Deyna, mesurant 250 mètres et déjà sur la liste des navires sanctionnés, a été repéré au sud des Baléares et sera escorté vers les eaux françaises. Le procureur de la République de Marseille a été alerté pour entamer les procédures judiciaires adéquates.
Il s'agit là de la troisième interception par la France de pétroliers présumés faisant partie de cette flotte. Le Grinch, arraisonné près de Marseille, a dû verser une amende de plusieurs millions d'euros avant de pouvoir poursuivre sa route. Comme l’a souligné Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, "les sanctions ont un coût" et le contournement des règles imposées par l'UE ne sera pas toléré.
Le premier cas remonte à septembre dernier, lorsque le Boracay, naviguant sans pavillon, a été capturé dans l'Atlantique. Suite à des actions judiciaires, son commandant risque une peine de prison significative.
L'amiral Nicolas Vaujour a révélé, lors d'une interview sur France 2, que près d'un millier de navires tentent d'échapper aux sanctions européennes sur l’exportation du pétrole russe. Actuellement, environ 598 de ces navires sont sous surveillance, illustrant la détermination de la France à lutter contre cette menace maritime.







