« Les frais supplémentaires que les compagnies devront supporter seront bien plus élevés que ce qu’elles peuvent gérer », a indiqué Willie Walsh, directeur général de l'Iata, lors d'une récente conférence de presse.
La flambée des prix du kérosène, en raison du conflit au Moyen-Orient, est un coup dur pour les voyageurs. Walsh a averti que l’augmentation des tarifs des billets d'avion est désormais inévitable. Après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, le prix du baril de kérosène a fait un bond impressionnant, atteignant 216 dollars, deux fois plus que prévu initialement. Ce coup de fouet du prix du carburant est jugé insoutenable pour les compagnies aériennes, qui avaient planifié une dépense de 26% de leur budget opérationnel pour le carburant sur la base d'un prix à 88 dollars le baril.
Walsh a précisé que, malgré des marges bénéficiaires proches des niveaux historiques, ces entreprises ne peuvent pas couvrir des coûts aussi élevés. « Il est donc inévitable que les prix des billets augmentent », a-t-il souligné, ajoutant que l'on constate déjà des hausses sur certains marchés, notamment aux États-Unis.
Des compagnies aériennes européennes ont ainsi déjà annoncé des augmentations de prix sur les routes long-courriers. Walsh a également noté que l'impact de cette crise est particulièrement sévère pour les transporteurs du Golfe, contraints d'annuler de nombreux vols. Il a comparé cette situation à des crises passées, citant l'effondrement du trafic aérien après les attentats du 11 Septembre.
Dans l'ensemble, Walsh demeure confiant quant à la robustesse de la demande pour les voyages aériens, même face à la montée des tarifs. « Les consommateurs continueront de voyager, mais leurs séjours pourraient être plus courts. Cela pourrait également affecter le secteur hôtelier davantage que les compagnies aériennes », a-t-il conclu.







