Dans un geste marquant, le Japon intensifie ses investissements dans l'énergie aux États-Unis. GE Vernova Hitachi, une coentreprise américano-japonaise, a annoncé un projet ambitieux de 40 milliards de dollars destiné à la construction de petits réacteurs nucléaires (SMR) situés principalement dans les États du Tennessee et de l'Alabama. Cet engagement souligne une volonté de diversifier les sources d'énergie et de renforcer la sécurité énergétique des deux nations.
En parallèle, ces deux pays collaboreront pour établir des infrastructures d'exploitation de gaz naturel en Pennsylvanie et au Texas, avec des investissements de 17 et 16 milliards de dollars respectivement, témoignent les détails d'un communiqué officiel.
Fondée en 2007, GE Vernova Hitachi se concentre sur le développement du réacteur BWRX-300, qui affiche une capacité de 300 mégawatts (MW), alors que les réacteurs classiques dépassent généralement les 900 MW. Ces petits réacteurs offrent des avantages indéniables en termes de coûts et de rapidité de construction, tout en intégrant des normes de sécurité avancées. Actuellement, aucun SMR n'est encore en service sur le territoire américain.
Le Japon ouvre ses eaux pour des ressources stratégiques
GE Vernova Hitachi a déjà une présence notable en matière d'installation de réacteurs nucléaires, ayant conçu plus d'un tiers des 94 réacteurs opérationnels aux États-Unis. Dans ce contexte, les deux pays estiment que le déploiement des SMR contribuera à établir une source énergétique stable et novatrice pour l'avenir, en favorisant la stabilité des prix de l'électricité pour les citoyens américains et en consolidant le leadership technologique américano-japonais, selon leurs déclarations officielles.
"Le déploiement de ces SMR aux États-Unis va apporter une source stable d'énergie de nouvelle génération", ont souligné les deux pays dans leur communiqué.
Au-delà des installations en cours, les États-Unis et le Japon envisagent des projets futurs impliquant des réacteurs traditionnels. Ils se positionnent également pour exploiter des minerais essentiels en eaux profondes, en particulier au large des côtes japonaises, tout en concevant un réseau de coopération pour sécuriser ces ressources stratégiques.







