Trois citoyens français sont actuellement en détention à Dubaï, accusés d'avoir filmé et diffusé des images d'attaques iraniennes sur la ville, qui ont eu lieu le 18 mars 2026. Les autorités françaises sont déjà mobilisées pour apporter leur soutien à ces ressortissants.
Mercredi dernier, Dubaï a été le théâtre d'une offensive militaire, où 13 missiles et 27 drones ont été lancés. Des vidéos de cette attaque ont circulé sur les réseaux sociaux, bien que la police locale ait déclaré que la diffusion de tels contenus, pouvant susciter la panique, est strictement interdite.
Les trois vidéos en question, qui montrent des scènes de guerre, ont échappé à la vigilance des forces de l'ordre émiraties. Selon plusieurs journalistes, notamment ceux de Franceinfo, ces Français font partie d'un groupe de 60 personnes cumulant les mêmes accusations.
Accusés d'avoir mis en péril la sécurité nationale, ils risquent une amende allant jusqu'à 50 000 euros pour avoir "filmé la guerre".
La France "en discussion" pour régler la situation
Pour le moment, aucune déclaration officielle n'a été faite par l'État français concernant cette affaire. Toutefois, lors d'une conférence à Bruxelles, Emmanuel Macron a confirmé que les autorités françaises avaient pris contact avec les intéressés et que des négociations pour clarifier leur situation étaient en cours. "Nous avons engagé les démarches via notre ambassade pour que nos compatriotes soient libérés rapidement," a-t-il précisé.
Maud Bregeon, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a également affirmé que ces citoyens bénéficiaient de la protection consulaire et que des avocats étaient en contact avec eux. "Nous suivons cette affaire de près," a-t-elle expliqué lors d'une interview sur BFMTV.
Le précédent de Maëva Ghennam
Bien que l'identité des trois Français ne soit pas encore dévoilée, d'autres figures médiatiques, comme Maëva Ghennam, une influenceuse vivant à Dubaï, ont vécu des situations similaires. Elle s'est filmée en état de panique lors des premières heures de la guerre, avant d'être appréhendée par la police. "Je n’ai rien dit de mal, j’ai eu peur", a-t-elle déclaré dans une vidéo, soulignant l'angoisse ressentie par de nombreux expatriés français dans le pays.
Les influenceurs, sous la pression des autorités, ont dû ajuster leur communication, délaissant leurs vidéos pessimistes pour des messages plus positifs sur la sécurité à Dubaï, en réponse aux événements alarmants qui se déroulent.
Que risquent-ils ?
La femme de tête de la police de Dubaï a fermement averti que toute publication d'informations erronées ou de vidéos pouvant induire un sentiment de panique serait sévèrement sanctionnée. Les sanctions peuvent inclure des peines d'emprisonnement et des amendes minimales de 200 000 AED, soit près de 50 000 euros. Le ministère de l'Intérieur a aussi réaffirmé qu'il est strictement interdit de filmer des zones touchées par des bombardements pour préserver la sécurité nationale.
En diffusant des images des missiles survolant Dubaï, nos trois compatriotes se retrouvent donc confrontés à la loi émiratie, engendrant une complicité involontaire avec un cadre juridique particulièrement rigide.







