Invitée des 4 Vérités le 20 mars 2026, Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) à la mairie de Paris, a partagé ses réflexions sur la campagne en cours, alors que le second tour des élections municipales approche ce dimanche.
Avec 25,46 % des voix au premier tour, Dati se retrouve face à Emmanuel Grégoire du PS, qui a recueilli 37,98 %. Dati peut compter sur le soutien de Pierre-Yves Bournazel, candidat centriste, après le retrait de Sarah Knafo qui a incité à faire barrage à la gauche.
Jeff Wittenberg : Bonjour Rachida Dati. Merci d'être ici ce matin. Vous vous sentez confiante pour le second tour ? Un sondage récent vous place à deux points derrière Emmanuel Grégoire, qui reste le favori.
Rachida Dati : Ce second tour représente un choix crucial et historique pour Paris. C'est une opportunité sans précédent pour le camp de l'alternance. Tout reste à jouer, et il est essentiel de mobiliser ceux qui désirent du changement. L'enjeu est désormais de rassembler les électeurs derrière cette vision.
Elle a ensuite rappelé le bilan des années passées, évoquant une dette de 12 milliards d'euros, une hausse de la délinquance et une ville en proie à la saleté. "Nous sommes à un croisement : soit nous continuons avec cette équipe qui a échoué, soit nous optons pour une nouvelle direction, pour une qualité de vie améliorée à Paris", a-t-elle martelé.
Jeff Wittenberg : Vous pensez que votre meilleur score en certains arrondissements reflète un désaveu des électeurs pour votre candidature à l'Hôtel de Ville ?
Rachida Dati : Pas du tout ! Nous avons trouvé des votes dispersés au premier tour, mais avec les soutiens du centre, nous pouvons devancer la gauche. Ce rassemblement est essentiel pour remporter ce scrutin.
Jeff Wittenberg : Des figures politiques nationales, comme Marine Le Pen, ont appelé à voter pour vous. Est-ce un atout ou un handicap ?
Rachida Dati : Je ne contrôle pas qui souhaite un changement à Paris. Je fais appel à tous les électeurs Dubois qui veulent voir une transformation de leur ville. Mon soutien vient de toutes les forces de la droite et du centre.
Elle a aussi fait référence au retrait de Knafo, soulignant qu'il symbolise une dynamique de rassemblement contre Grégoire. Rachida Dati n’a pas hésité à mettre en lumière des chiffres alarmants concernant la sécurité à Paris, citant une augmentation de 218 % du narcotrafic et une hausse des agressions.
Pour conclure, Dati insiste sur la nécessité de voter, appelant chaque citoyen de Paris à se joindre à cette mobilisation dans l'espoir d'un avenir meilleur pour la ville.







