Le groupe Casino, connu pour ses différentes enseignes, a rapporté une perte nette de 402 millions d'euros en 2025, soit une augmentation de 36,4 % par rapport à l'année précédente. Malgré cette situation financière difficile, le distributeur stéphanois a annoncé une amélioration de sa rentabilité, ce qui incite certains experts à croire en un redressement positif pour l'avenir.
Philippe Palazzi, directeur général de Casino, a précisé que cette lourde perte est principalement due à la restructuration en cours qui a entraîné la fermeture de plusieurs magasins et la suppression de 2.200 postes. Il a également souligné que la fermeture des hypermarchés influençait négativement les résultats financier.
"Nous enregistrons cependant une nette progression de notre rentabilité après une année marquée par des transformations majeures," a-t-il indiqué.
Elle est mesurée par un bénéfice brut d'exploitation ajusté à 655 millions d'euros, en hausse de 13,7 % sur un an. En parallèle, l'Ebitda ajusté après loyers a grimpé de 77,3 %, atteignant 198 millions d'euros. Cette dynamique positive est soutenue par la fermeture ou la vente de magasins moins rentables, ainsi que par des synergies entre les différentes marques, telles que Franprix et Naturalia. Un partenariat avec Auchan et Intermarché via Aura Retail renforce également les capacités d'achat de Casino.
Concernant l'avenir, le groupe prévoit d'ouvrir 200 nouveaux magasins Franprix et d'inaugurer un 'nouveau concept' de magasins Casino à Feurs et Saint-Étienne. Cependant, tout repose sur un accord concernant la dette. En effet, Casino doit rembourser 1,4 milliard d'euros d'ici mars 2027. Daniel Kretinsky, le principal actionnaire, a proposé de réduire cette dette à 800 millions d'euros dans le cadre d'un plan de refinancement. Cette tentative de renégociation est perçue positivement par les analystes, qui soulignent que la flexibilité dans les discussions est cruciale pour la survie de l'entreprise.
Pour le moment, les derniers résultats financiers, publiés par Casino, restent « non arrêtés et non audités », reflétant l'incertitude qui plane sur l'entreprise. Les investissements antérieurs avaient déjà permis d'alléger la dette de près de 5 milliards d'euros lors d'une restructuration en 2024.
Certaines voix, comme celles de spécialistes financiers interrogés par BFMTV, estiment que si Casino réussit à stabiliser sa situation financière d'ici juin, une relance pourrait être envisageable. Les prochaines semaines seront déterminantes pour le groupe et ses partenaires financiers.







