Ce jeudi matin, devant l'Assemblée de Corse à Ajaccio, huit organisations syndicales de retraités se sont mobilisées pour dénoncer la réduction de leur pouvoir d'achat. Ils exigent des mesures immédiates pour lutter contre la hausse des coûts de la vie sur l'île.
"Les retraités ne doivent pas être sacrifiés par le gouvernement", a déclaré l'intersyndicale, qui s'inscrit dans un effort national visant à réclamer une revalorisation des pensions et à promouvoir davantage de services publics, tout en soulignant des revendications spécifiques à la Corse.
"0,9 % d'augmentation de la retraite de base ? C'est dérisoire !"
Dominique Lanfranchi, représentant de Force Ouvrière, a averti : "Avec le conflit en Iran, l'appareil de production est affecté, ce qui risque d'entraîner une augmentation insupportable des prix pour tous !" Dans ce contexte tendu, les retraités demandent des actions concrètes de la part de l'État et de la Collectivité de Corse, notamment une indemnité de cherté de la vie, pour compenser l'écart de prix entre la Corse et le continent, de l'ordre de 7 %.
Alors que 50 % des retraités corses vivent sous le seuil de pauvreté, l'intersyndicale appelle le gouvernement régional à agir. "Il y a trois ans, le budget d'aide sociale de la Collectivité de Corse était de 180 millions d'euros, il n'est plus que de 150 millions aujourd'hui", a souligné Alexandre Gonzalez de la CGT. "Les besoins d'assistance pour nos aînés ne font qu'augmenter."
Cette revendication est réaffirmée par une étude de l'INSEE, qui projette que d'ici 2050, les plus de 65 ans représenteront 34 % de la population corse. À ce titre, les retraités insistent sur l'urgence d'un soutien accru et de mesures adaptées.
La Corse, qui est la plus âgée des régions de France métropolitaine, fait face à un défi démographique majeur, avec un tiers de sa population ayant plus de 65 ans. Face à cette réalité, il est essentiel que le politique prenne en compte les urgentes demandes des retraités.







