Condamné par défaut dans le cadre de l'affaire du Petit Bar, surnommée "Émail Diamant", Mickaël Ettori a été amené à comparaître ce mardi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Considéré comme un membre clé de la bande criminelle, il a subi un un interrogatoire approfondi.
Le procès de Mickaël Ettori a débuté le 28 avril 2023. Il fait face à des accusations de blanchiment de fonds d'origine criminelle. Âgé de 53 ans, l'homme avait été condamné à 12 ans de prison et à une amende de 1,5 million d’euros, alors qu'il était en fuite depuis plusieurs années. Arrêté en décembre 2025 à Olmeto, il peut maintenant se défendre devant un tribunal.
"Je suis là pour m’expliquer"
Visiblement détendu, Mickaël Ettori a déclaré : "J’ai fait opposition, donc je suis là pour m’expliquer." La présidente du tribunal, Patricia Krummenacker, a affirmé que sa présence était essentielle au dossier. Les éléments entourant sa fuite ont également été au cœur des débats. Le ministère public a questionné la véracité de ses difficultés financières, malgré des dépenses qui semblent contradictoires avec ses déclarations."Avec 5 000 euros, un T-Max et des vestes chères, vous parlez de situation difficile ?" a-t-on insisté. Ettori a rétorqué que l'argent en question n'était pas le sien, évoquant un contexte d'entraide en Corse.
Ettori a admet qu’il avait gâché cinq années de sa vie en se soustrayant à la justice, tout en rejetant les accusations de blanchiment. "Je ne vois pas ce que j’aurais pu blanchir, je n’ai pas d’argent", a-t-il plaidé, insistant sur son incompréhension face à sa lourde peine.
"Sur le point de me rendre"
"Je n’ai jamais fait partie d’aucune organisation"
Le prévenu a également nié son association avec le Petit Bar, arguant qu'il n'existait pas d'organisation formelle. "Ça ne sert qu'à vendre du papier", a-t-il déclaré, en réponse à des accusations basées sur des écoutes téléphoniques. Il affirme quitter derrière lui une vie de désinvolture : "À cette époque, je vivais comme M. Tout le monde", avant de dénoncer la façon dont ses mots avaient été interprétés.
Les audiences du procès, qui se prolongeront jusqu’au 30 avril, continuent d’explorer les complexités de ce dossier où enjeux criminels et vie personnelle se mêlent de façon inextricable.







