Un éleveur dans le Doubs a été reconnu coupable, ce lundi 27 avril, par le tribunal de Besançon, d'avoir enterré vivant un poulain qu'il croyait mort. Cette affaire a provoqué une onde de choc parmi les défenseurs des animaux.
Le 4 octobre 2025, dans la commune du Russey, un poulain a été retrouvé vivant dans un trou, respirant avec difficulté et les pattes liées. Malgré l'intervention des secours, l'animal est décédé en raison d'une déshydratation et d'une hypothermie sévère.
Lors de son procès le 23 mars, l'éleveur a admis les faits, expliquant qu'il avait pensé que le poulain était mort et préféré l'enterrer plutôt que de payer pour son euthanasie. Selon ses dires, l'animal avait la mâchoire déformée et était en très mauvais état après avoir été séparé de sa mère.
Une "incapacité à s’occuper des animaux"
Christophe Gérard, représentant de plusieurs ONG de défense des animaux, a exprimé de profonds doutes quant à la crédibilité de l'accusé. Il a déclaré à l'AFP : "Lorsque cet homme a décidé de placer le poulain dans le trou, son intention était claire : ‘Ah, bon débarras, ça y est, il est mort, je l’enterre.’ Toutefois, cela n'était pas vraiment le cas!"
La procureure, Solène Nonnier, a également souligné : "Il a abandonné ce cheval pour éviter de payer des soins", mettant en avant un manque flagrant de discernement et une incapacité à assurer le bien-être animal.
Trois mois de prison avec sursis
Agé de 65 ans et exploitant d'une ferme avec une quarantaine de chevaux, cet homme faisait face à une peine maximale de trois ans d'emprisonnement et une amende de 45 000 euros pour cruauté envers les animaux.
Le tribunal l'a condamné à trois mois de prison avec sursis, accompagné d'une interdiction à vie de posséder des animaux et d'exercer toute profession en lien avec ces derniers.
Selon Plein Air, radio régionale du Doubs-Jura, sept ONG de protection animale se sont constituées partie civile et ont reçu un total de 12 600 euros en dommages et intérêts.







