Franck Pralong, ancien candidat en tête de liste du Rassemblement national pour les élections municipales de Vernon, a été récemment condamné à quatre mois de prison avec sursis et à trois ans d'inéligibilité. Cette décision a été prononcée par le tribunal correctionnel d’Évreux, qui a jugé qu’il avait falsifié un justificatif de domicile lors de son inscription sur les listes électorales.
La mairie de Vernon, en tant que partie civile dans ce procès, avait déposé plainte au début de février après avoir constaté que l’attestation d’assurance habitation fournie par Pralong était douteuse. Une enquête a révélé que la banque, supposée avoir délivré ce document, l’a certifié comme étant faux. Cela a conduit le maire sortant, François Ouzilleau, à exprimer sa préoccupation par rapport à l'intégrité des candidatures dans sa commune, où il a été réélu au premier tour avec près de 60% des voix.
Pour l'accusation, représentée par Gwendoline Mismaque, la gravité des faits a été soulignée. Elle a demandé que des mesures exemplaires soient prises afin de garantir la confiance du public envers ses représentants. "Nous devons pouvoir avoir confiance en ceux pour qui nous votons" a-t-elle insisté. Il a été noté que Pralong, dans une déclaration personnelle, avait reconnu être conscient de la falsification : "Je savais que c'était un faux", a-t-il admis, expliquant qu’il avait demandé à un ami travaillant dans la publicité de créer ce justificatif en raison de sa volonté de participer à l'élection.
Pralong se disait au départ peu désireux de se présenter, préférant contribuer en tant que communicant, mais a finalement pris la décision de se lancer dans un domaine qui lui semblait inconnu. Ce père de trois enfants, divorcé, a retiré sa candidature un mois avant l'élection, s’exprimant sur ses relations personnelles affectées depuis son engagement avec le Rassemblement national.







