Ce mardi 26 mai, la cour d’appel de Bastia a rendu un verdict inattendu après une semaine de procès : Jean-François Mattei, Ghjuvan'Carlu Henry et Marie-Amélie Buat ont été acquittés des charges de tentative d’extorsion avec arme. Le délibéré, qui a duré quatre heures, vient clôturer une affaire complexe datant d'octobre 2020, touchant au meurtre de Didier Allègre, restaurateur blessé devant son domicile à Porto-Vecchio.
Lors de leur procès, Mattei et Henry avaient affiché une certaine résilience, exprimant leur soulagement dans le box vitré après l’annonce du verdict. Les deux hommes ont remercié leurs avocats tout en saluant leurs proches présents dans la salle. En première instance, les accusations de tentative d’extorsion avaient déjà été rejetées, mais ils avaient néanmoins purgé des peines de prison de 12 mois et 5 ans pour d’autres infractions.
Malgré la victoire des acquittés, les répercussions judiciaires demeurent. Jean-François Mattei a été condamné à trois ans de prison pour la détention d’une fausse carte d’identité, tandis que son coaccusé Ghjuvan'Carlu Henry a écopé de sept ans pour détention illégale d’arme et de faux papiers. Marie-Amélie Buat, quant à elle, a été entièrement relaxée.
Selon des sources judiciaires, les décisions de la cour témoignent d'une volonté de distinguer clairement entre les preuves tangibles d’extorsion et d'autres délits, dévoilant ainsi une approche minutieuse dans le traitement des affaires criminelles en Corse. Ces jugements sont un rappel que le système judiciaire cherche à appliquer les lois de façon juste et mesurée, comme l’a commenté un avocat local, soulignant que « l'acquittement ne signifie pas l'innocence des autres défis judiciaires ».
En conclusion, si les acquittements de ce procès ont été salués par certains, ils soulèvent également des interrogations sur les liens complexes entre crime et justice dans la région. L'affaire Allegre continuera sans aucun doute à alimenter le débat public dans les mois à venir.







