Fin mai 2026, le pôle Cold Case de Nanterre a lancé un appel à témoins concernant l'affaire de Danièle Bernard, dont le corps a été découvert à Auxerre en juillet 1989. Dans un entretien avec Me Didier Seban, l'avocat de la famille, il a été confirmé que cette initiative fait suite à des nouveaux éléments qui ont émergé.
Le 7 juillet 1989, Danièle Bernard, une infirmière psychiatrique de 39 ans, a été retrouvée morte, probablement frappée à plusieurs reprises avec un tisonnier, dans sa résidence de la rue Renan. L’enquête, qui avait été classée en 2000, a vu son statut changé en 2022 avec le relancement de l’enquête au pôle Cold Case.
Comme le rapporte Ouest-France, Me Seban souligne qu’il y a eu des avancées significatives, notamment une reconstitution criminelle en 3D. Cette analyse a permis de mieux comprendre la scène de crime tout en suggérant l'implication potentielle de deux individus.
Certaines personnes ayant vécu dans les environs ou connu Danièle Bernard pourraient détenir des informations cruciales. "Nous ne désespérons pas d’identifier un témoin qui, peut-être à l’époque, n’a pas réalisé l’importance de son témoignage" a précisé Me Seban.
Les enquêteurs continuent de travailler sur cette affaire en interrogeant d'anciens témoins et en vérifiant des éléments restants, malgré la destruction de certaines preuves à l'époque. Les outils modernes permettent de reconstituer la scène et d'élucider les circonstances tragiques de son décès.
Me Seban a également exprimé sa déception face à la manière dont l’affaire a été initialement traitée. La justice avait failli, manifestant une inaction alarmante, qui a renforcé l'importance de la mobilisation actuelle du pôle Cold Case. "Ce n'est pas un simple meurtre non résolu, c'est l'histoire d'une injustice depuis près de 40 ans", a-t-il conclu.
Ce nouvel appel à témoins représente une lueur d'espoir pour la famille Bernard, qui cherche des réponses et la vérité sur ce tragique événement.







