L'enquête sur les incendies de bateaux au port de Saint Florent, qui se sont échelonnés d'avril à septembre 2025, prend une tournure décisive. Le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, a annoncé l'interpellation de quatre individus, placés en garde à vue le 26 janvier 2026. Ces arrestations font suite à une série d'incidents criminels préoccupants touchant le secteur maritime local, tels que rapportés par France Bleu.
Cette opération, selon le procureur, est le résultat d'une « opération de police judiciaire » supervisée par un magistrat instructeur. Les gardes à vue pourraient se prolonger jusqu'à 96 heures, dans le cadre d'une enquête ouverte pour association de malfaiteurs et destruction par un moyen dangereux. Entre avril et septembre 2025, neuf bateaux de sociétés de promenade en mer ont été touchés par ces incendies.
Le premier événement a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 avril, lorsqu’un homme a été miraculeusement sauvé d’une embarcation en proie aux flammes, qui a complètement détruit des bateaux, y compris le célèbre Popeye, propriété de Jean-François Mei, gérant de la compagnie de promenades en mer. Depuis, les enquêteurs ont rapidement orienté leurs recherches vers la piste criminelle, selon une source de France Bleu.
Les incendies ont continué avec un nouvel incident survenu dans la nuit du 24 au 25 juin, où trois autres navires ont également subi des dommages. Cela fait partie d’une série d’attaques qui ont culminé en septembre avec la destruction du Saleccia, un autre bateau appartenant à Mei. Jean-Philippe Navarre a précisé que selon les premières analyses, « l'origine semble être volontaire », ce qui renforce les craintes d'une criminalité organisée dans la région.
Des pratiques mafieuses à l'origine des destructions ?
Face à ces événements tragiques, le collectif antimafia Maffia no, a Vita ié a dénoncé ces actes comme des « attentats crapuleux » visant à porter atteinte au « tourisme maritime ». Ils estiment qu'il s'agit de techniques visant à détruire des entreprises pour affermir l'autorité criminelle. Des observateurs notent que ce secteur peut effectivement intéresser la criminalité organisée, notamment autour d’activités liées au blanchiment d’argent.







