Les membres du Bulletin of the Atomic Scientists ont décidé d’avancer l’horloge de l’apocalypse de quatre secondes, la plaçant à 85 secondes de minuit, un signal alarmant face à l'escalade des tensions internationales et à l'accélération du changement climatique.
Depuis sa création en 1947, cette horloge symbolique reflète l'inquiétude croissante face à de potentielles crises mondiales. Deux événements marquants ont motivé cette décision : la montée des tensions nucléaires et la désinformation rampante à travers les médias. Les experts, dont plusieurs lauréats du prix Nobel, ont souligné que « les accords internationaux peinent à rester en vigueur, ce qui exacerbe les rivalités entre grandes puissances », créant un climat propice à de nouveaux conflits.
Daniel Holz, physicien à l’université de Chicago et membre du bulletin, a exprimé des préoccupations profondes concernant la situation aux États-Unis, en faisant allusion aux récents incidents de violence et à la détérioration des droits civiques. Il a déclaré : « L’histoire nous a enseigné que lorsque les gouvernements échappent à tout contrôle, les conséquences sont souvent désastreuses ».
Le climat mondial, quant à lui, subit également de lourdes menaces. Le traité New Start sur la réduction des armements nucléaires, entre les États-Unis et la Russie, arrive à expiration bientôt. Holz a mis en garde contre les dangers d’une course aux armements : « Pour la première fois en un demi-siècle, l'absence de régulation pourrait mener à une anarchie totale en matière d'armement nucléaire ». Une affirmaiton qui a été confirmée par des reportages récents sur les ambitions militaires de ces puissances.
Par ailleurs, des experts comme Maria Ressa, journaliste d'investigation et lauréate du prix Nobel de la paix, alertent sur la « crise de l’information, qui alimente toutes les autres crises ». Cette dynamique, intensifiée par les technologies numériques, contribue à propager plus rapidement les mensonges que les vérités.
L'horloge de l'apocalypse, initialement fixée à minuit moins sept minutes lors de sa création, a vu son cadran ajusté au fil des décennies pour inclure de nouveaux risques, notamment les pandémies, les crises environnementales et la désinformation orchestrée par des gouvernements.
Dans ce contexte incertain, l’avancement de l’horloge demeure un puissant rappel des dangers qui nous guettent, et un appel à l’action pour renforcer la coopération internationale et la transparence.







