La ville d'Angers (Maine-et-Loire) a décidé de réclamer près de 24 000 € à son antenne locale du Nouveau Parti anticapitaliste Révolutionnaires (NPA-R) pour des affiches collées en dehors des zones autorisées. Alors que la mairie affirme avoir pris cette décision suite à une dégradation de l'espace public, le parti dénoncie une manœuvre politique à l'approche des élections municipales.
Pour Nouk Glemarec, deuxième sur la liste du NPA-R, la facture est jugée excessive : C'est une attaque contre les groupes révolutionnaires et contre la liberté d'expression.
Le parti avait affiché près de 400 posters en fin septembre en prévision de son événement local du 11 octobre. Toutefois, Glemarec se défend en disant : Il n'y a pas assez de panneaux d'affichage autorisés, surtout dans les quartiers populaires.
Une « somme exorbitante »
La controverse s'est intensifiée lorsque la ville a annoncé le coût des opérations de nettoyage des affiches, estimées à des milliers d'euros. Cela représente un tiers de notre budget pour des événements à l'échelle nationale,
déplore Glemarec, ajoutant que cette somme est difficile à justifier pour un parti aux ressources limitées.
« On leur facture ce qu’ils nous doivent »
Du côté municipal, l'entourage du maire défend que la facture est justifiée. Nous ne facturons pas un euro de plus,
soutiennent-ils, rappelant que cette procédure est standard et s'applique à tous les groupes politiques, sans distinction. C'est une question d'équité et de respect de l'espace public,
expliquent-ils.
D'après la municipalité, le nettoyage aurait mobilisé des agents entre le 29 septembre et le 14 octobre. Ce déploiement de personnel et de matériel a engendré des coûts liés à la main-d'œuvre et à l'utilisation de véhicules de nettoyage.
Pour marquer son désaccord, le NPA-R a déposé un recours auprès du tribunal administratif. Glemarec a conclu en disant : Si nous devons payer cette somme, cela représentera un sacrifice considérable pour notre budget.







