Dans un monde confronté à des incertitudes géopolitiques, l'Union européenne (UE) a noué un accord commercial avec l'Inde, officialisé le 27 janvier. Cet accord, fruit de deux décennies de négociations, promet de créer une zone de libre-échange regroupant environ 2 milliards de personnes.
Cette collaboration vise à renforcer la position de l'UE face à la montée de la Chine et aux tensions commerciales avec les États-Unis. Selon RTL, l'accord facilitera les échanges grâce à une réduction des droits de douane sur divers produits, résultant en une économie bénéficiaire pour l'UE d'environ 4 milliards d'euros par an.
Les réductions de droits de douane touchent un éventail varié de produits. Par exemple, les taxes sur les véhicules européens seront réduites de 110% à seulement 10%, tandis que celles sur les vins passeront de 150% à 20%. De même, des articles comme les pâtes et le chocolat verront leurs droits supprimés complètement. Des secteurs clés tels que les équipements médicaux et les parfums bénéficieront également de ces changements.
En retour, l’Inde espère voir une augmentation de ses exportations, notamment dans les secteurs du textile, de la joaillerie, et des services, qui sont cruciaux pour son économie. Le Monde précise que cette entente est aussi un moyen pour l'Inde de diversifier ses échanges commerciaux tout en offrant à l'UE un nouveau marché.
Le secteur agricole mis à l'écart
Il est intéressant de noter que malgré cette avancée, le secteur agricole n'est pas concerné par cet accord, contrariant certains observateurs. Les agriculteurs européens peuvent se réjouir de cette exclusion, car, selon Copa-Cogeca, il est crucial de maintenir la résilience agricole de l'UE. Les négociations ont permis de s'accorder sur l'exclusion de produits sensibles tels que le bétail, le sucre, et le riz, un choix jugé pragmatique et responsable.







