Une adolescente de 15 ans a été retrouvée gravement blessée lundi matin à Oullins, près de Lyon. Après avoir réussi à s’échapper d’un endroit où elle aurait été séquestrée et torturée pendant de nombreuses heures, elle a été prise en charge par les pompiers avant d'être hospitalisée. Quatre mineurs, dont trois filles âgées de 14 à 17 ans, ont été arrêtés en lien avec l'enquête, selon des sources proches du dossier.
La jeune victime, placée dans un foyer à Annecy, avait rejoint dimanche son ex-petit ami, âgé de 17 ans, qui l'a récupérée en voiture. Ce trajet les a conduits dans le Rhône, où elle a été amenée dans un appartement d'Oullins. Une source proche de l’enquête a rapporté qu'elle a subi "un premier véritable déchaînement de violences", une information confirmée par Le Progrès.
Coup de couteau et brûlures
Par la suite, la victime a été emmenée dans un sous-sol, où les sévices ont continué. Selon les témoignages, l'une des adolescentes lui a infligé un coup de couteau à la cuisse, tandis qu'une autre l'a aspergée avec le contenu d'un extincteur, ce qui a causé de graves brûlures. Au fil des violences, le groupe l’aurait déshabillée et entaillée à plusieurs reprises dans le dos, immortalisation sur vidéo des actes ayant été saisie par les enquêteurs.
Deux des jeunes filles ont été interpellées dans l'appartement où les faits se sont produits, tandis que les deux autres mineurs, dont le garçon, ont été appréhendés dans la soirée à Villefranche-sur-Saône. Un jeune homme, qui conduisait le véhicule depuis Annecy, a aussi été placé en garde à vue. Cependant, il n'aurait pas été impliqué "au même degré que les mineurs". Tous ont été placés en garde à vue et doivent être présentés au parquet des mineurs de Lyon. Une source a précisé que ces jeunes "n’ont pas le profil de voyous", mais que les actes commis sont "totalement incompréhensibles" par leur "violence et leur cruauté". Cette tragédie a suscité une vive réaction de la part des experts en psychologie criminelle, qui soulignent l'augmentation alarmante de la violence chez les jeunes. Des discussions sur les causes de cette radicalisation sont en cours, avec des spécialistes appelant à un dialogue plus large sur la prévention et l'éducation des jeunes.







