Le paysage politique néerlandais s'illumine d'un nouvel espoir ce mardi 27 janvier, alors que trois partis ont réussi à établir un accord de coalition tant attendu. Rob Jetten, le chef du parti centriste D66, est sur le point de devenir le nouveau premier ministre, tout cela trois mois après des élections que l'on a qualifiées de très serrées. Ce développement marque une étape cruciale pour la cinquième économie de l'Union européenne.
M. Jetten, qui a orchestré des négociations complexes avec le CDA (centre-droit) et le VVD (libéral), a exprimé son enthousiasme : « Nous sommes extrêmement impatients de nous mettre au travail ». Les détails de cet accord seront annoncés ce vendredi, et l'investiture du nouveau cabinet pourrait avoir lieu dès février.

Âgé de 38 ans, M. Jetten pourrait devenir le premier ministre le plus jeune et aussi le premier ouvertement homosexuel du pays. Sa récente victoire aux élections législatives a marqué une remontée impressionnante face à la forte concurrence du Parti de la liberté (PVV) dirigé par Geert Wilders.
Paysage politique fragmenté
Les Pays-Bas présentent un paysage politique particulièrement fragmenté, où aucun parti ne parvient à obtenir suffisamment de sièges pour gouverner seul au parlement de 150 membres. Le D66, avec ses 66 sièges, doit encore rassembler des soutiens pour atteindre la majorité.
Geert Wilders, dont la popularité s'est récemment effondrée, a vu son parti passer de 37 à 26 sièges, une chute attribuée à une campagne jugée peu convaincante. En parallèle, d'autres partis d'extrême droite, comme le Forum pour la démocratie et JA21, connaissent un regain d'influence, ce qui complique davantage la dynamique politique existante.
Alors que Jetten et ses alliés s'apprêtent à prendre les rênes, de nombreuses voix s'élèvent pour appeler à un dialogue constructif entre les différentes factions parlementaires. Le défi sera de maintenir l'équilibre dans un climat politique déjà instable.







