Samedi soir, un homme a été violemment pris à partie par un groupe d'environ dix personnes dans le 7e arrondissement de Lyon, suscitant des inquiétudes quant à un éventuel lien avec la marche en hommage à Quentin Deranque, lynché le 12 février dernier.
Les faits se sont déroulés vers 20h40, peu après la fin de cette manifestation. Selon des sources policières citées par Le Figaro, la victime aurait subi "plusieurs plaies saignantes et une blessure à la main gauche" après avoir été traitée de «sale facho» en raison de son sac à dos kaki. Le groupe, après l'avoir frappé et aspergé de gaz lacrymogène, a pris la fuite.
La préfecture du Rhône a indiqué que la police avait réagi promptement suite à un appel. Toutefois, aucun lien n’a été établi avec la manifestation, ni avec des groupuscules d’ultradroite ou d’ultragauche. La victime, bien qu’ayant des blessures, a pu rentrer chez elle sans nécessité d’hospitalisation.
Le parquet de Lyon a été contacté et a confirmé qu'une enquête avait été ouverte suite à une plainte déposée, mais il reste encore impossible à ce stade de déterminer s'il existe un lien entre cette agression et la marche en hommage à Quentin Deranque. Un expert en psychologie sociale, interrogé sur la question des violences post-manifestations, a souligné l'importance d'analyser les dynamiques de groupe qui peuvent mener à de tels comportements.







