Les investigations autour du drame ayant coûté la vie au petit Émile s’intensifient. Les juges d’instruction ont récemment décidé d’élargir le champ des analyses ADN. Selon Le Parisien, plusieurs dizaines de prélèvements sont prévues au profit d’une meilleure compréhension de l’affaire.
Ces prélèvements concerneront non seulement les résidents du hameau du Haut-Vernet, mais aussi les vacanciers et les visiteurs présents lors de la disparition de l’enfant. Notons que la famille d’Émile n’est pas concernée par cette nouvelle initiative, ayant déjà été soumise à des prélèvements ADN durant l’enquête.
Comparer l’ADN
Ces échantillons seront comparés à l’ADN inconnu retrouvé sur les affaires de l’enfant, découvertes après la signalisation de sa disparition fin mars 2024. En janvier, l’avocat des grands-parents avait fervent sollicité des actes supplémentaires pour approfondir les investigations, incluant de nouvelles expertises, auditions et visites de sites.
À l’heure actuelle, plusieurs zones d’ombre persistent dans cette affaire, notamment la date précise du décès, ses causes et la possibilité d’un déplacement du corps. Lors de sa disparition, Émile aurait quitté le hameau en direction de la chapelle Saint-Pancrace, avant d’entrer dans une zone boisée où le crâne a été retrouvé par une randonneuse le 30 mars 2024.
Plusieurs pistes
Les enquêteurs examinent plusieurs pistes, privilégiant aujourd'hui la possibilité d'une intervention extérieure. Des témoins suggèrent qu'Émile aurait pu être victime de tiers, qu'il s'agisse d'une tragédie volontaire ou accidentelle. Après de nombreux mois d'hypothèses variées, l'enquête prend désormais un virage plus criminel.
Les investigations ont également été menées dans le cercle familial. En mars 2025, les grands-parents d'Émile ont été placés en garde à vue, soupçonnés d'homicide volontaire et de recel de cadavre, avant d'être relâchés. L’enfant était sous leur garde lors de sa disparition. En outre, deux vélos ont été saisis chez l’un des oncles d’Émile, Maximin, âgé de 20 ans, ce qui complique encore un peu plus l'affaire.
Ces nouveaux prélèvements ADN pourraient soit écarter des pistes, soit soulever de nouvelles interrogations quant à l’implication d’individus extérieurs à la famille, inscrivant cette affaire dans un contexte d’urgence.







