Tariq Ramadan, le prédicateur islamique suisse, se retrouve depuis le 2 mars devant la cour criminelle de Paris pour faire face à des accusations de viols sur trois femmes. Ces faits, qu'il nie fermement, auraient été commis entre 2009 et 2016, et le procès pourrait s'étendre jusqu'au 27 mars. En parallèle, en Suisse, il a été condamné à trois ans de prison pour le viol d'une autre femme.
Ce procès intervient après une série de rebondissements juridiques complexes. L'une des plaignantes, désireuse de protéger son identité, a demandé un huis clos, avançant qu'elle a subi un harcèlement prolongé, y compris des menaces de la part de l'accusé, comme le rapporte France Bleu. Les avocates de la victime, Mes Laura Ben Kemoun et Laure Heinich, soulignent que l'exposition de son identité a causé des souffrances additionnelles.
Les plaignantes décrivent des agressions particulièrement brutales
Les témoignages des victimes décrivent des agressions extrêmement violentes. Selon les juges d'instruction, les récits font état de domination, avec des actes de violence physique, notamment des mains qui saisissent et empêchent les mouvements. Ce sont des descriptions qui transcrivent la gravité des faits allégués.
Le procès clarifie des éléments de violence exacerbée, écartant la notion d'emprise qui avait été envisagée au départ, au profit d'un récit centré sur la brutalité des actes.
Condamné à trois ans de prison en Suisse
L'intellectuel a d'abord pris position contre les accusations, mais a finalement admis, en 2018, avoir eu des relations « rudes » qu'il qualifie de « consensuelles », une déclaration qui a radicalement changé la perspective de l'affaire. En Suisse, il a été condamné en appel à trois ans de prison, avec un an ferme, pour le viol d'une femme à Genève, un verdict qu'il conteste toujours. Actuellement, il a déposé un appel auprès de la Cour européenne des droits de l'homme, cherchant à contester cette condamnation.







