Le jeune homme, en détention provisoire pour des faits de home-jacking, parmi lesquels le cambriolage de l'ancien gardien du PSG Gianluigi Donnaruma, a réussi à s'échapper du centre pénitentiaire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) le 7 mars. Cette évasion, révélée lundi soir par une source judiciaire à France Télévisions, soulève de multiples interrogations, notamment sur sa méthode.
Âgé de 21 ans, Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito », est considéré comme un individu particulièrement dangereux. Détenu depuis 2022, il n'est pas un criminel de droits commun, insiste une source pénitentiaire, mais son passé criminel est chargé avec 11 mentions, dont des affaires de séquestration et de violences. En juillet dernier, il a été mis en examen pour une agression marquante contre Simone Zanoni, un chef étoilé, et son implication dans plusieurs home-jacking violents, dont celui de Donnaruma, a été largement médiatisée.
Le mode opératoire de son évasion a surpris les autorités : trois faux policiers se sont présentés à l'entrée de la prison avec un mandat d'amener falsifié, prétendument signé par un juge d'instruction, pour extraire le détenu. Ces documents, selon Yoan Karar, membre du syndicat pénitentiaire FO, étaient jugés authentiques par les agents présents ce jour-là. Ce n’est que lundi dernier que les surveillants ont réalisé qu’il n'était pas revenu de ce qui était convenu comme une garde à vue.
Face à cette situation, le parquet de Bobigny a transféré l'affaire à la Juridiction inter-régionale spécialisée de Paris, qui s'est saisie d'une enquête pour évasion en bande organisée. L'Inspection générale de la justice a également été mobilisée, après que le garde des Sceaux a exigé un examen approfondi des circonstances entourant cette fuite. De plus, la Direction générale de l'administration pénitentiaire a ouvert une enquête interne afin de comprendre comment une telle manœuvre a pu se réaliser sans éveiller de soupçons.
Cette affaire met en lumière des failles dans le système pénitentiaire et soulève des inquiétudes au sujet de la sécurité des établissements, et notamment celle de leurs détenus. Les enquêteurs continuent de traquer Ilyas Kherbouch, dont la capture est devenue une priorité pour les forces de l'ordre. Les médias, comme Le Parisien, suivent de près cette affaire qui pourrait bien ouvrir la porte à des réformes dans la gestion des prisonniers jugés dangereux.







