Le procureur de la République à Mulhouse a décidé de lancer une enquête pour apologie de crimes contre l'humanité et provocation à la haine raciale, suite à des incidents survenus lors de la manifestation du 8 mars pour les droits des femmes. Des militants d'extrême droite ont tenté de perturber le cortège, provoquant des tensions.
Un signalement a été fait par la CSTE, la communauté solidaire des terres de l'Est, qui a rapporté des propos racistes échangés lors de l'événement. Près de 300 participants défendaient les droits des femmes lorsqu'ils ont fait face à des membres de l'action française, qui ont distribué des tracts sur leur parcours.
Un cordon de police avait été mobilisé pour garantir la sécurité de la manifestation et prévenir tout débordement. Cependant, des échanges de slogans provocateurs et d'insultes ont eu lieu, alimentant une atmosphère tendue. Bien qu'aucune plainte n'ait été enregistrée le lendemain de la manifestation, le procureur a demandé au commissariat d'initier une enquête préliminaire.
« Nous devons lutter activement contre ces discours de haine », a déclaré un représentant du collectif organisateur. De plus, des experts tels que le sociologue Jean-Pierre Dubois mettent en garde contre la normalisation de ces comportements extrêmes dans le contexte sociopolitique actuel. Selon lui, « ces événements soulignent une inquiétante montée de l'intolérance à l'égard des mouvements sociaux. »
Cette enquête s'inscrit dans un contexte plus large où les manifestations féministes sont parfois la cible d'attaques d'extrêmes, comme l'a souligné le quotidien Le Monde. En réponse à ces défis, les organisateurs de la manifestation insistent sur leur détermination à défendre les droits des femmes face à toute forme d'oppression.







