Les élections municipales de mars 2026 approchent à grands pas à Cogolin, une commune du Var de 12.000 habitants. Ici, sept listes ont été déposées, parmi lesquelles quatre sont catégorisées à l'extrême droite, tandis que les autres se positionnent à droite. Les électeurs ne pourront pas voter pour un candidat de gauche ou du centre.
Le Rassemblement National, représenté par Philippe Vallet, a formé une alliance avec l'UDR d'Éric Ciotti pour tenter de conquérir la mairie. Mais Vallet n'est pas le seul à revendiquer l'héritage de l'extrême droite dans cette élection.
La fragmentation de la majorité sortante a été déclenchée par la démission de l'ancien maire, Marc-Étienne Lansade, en juillet 2025, suite à des démêlés judiciaires. Cette situation a créé un vent de concurrence au sein des listes d'extrême droite, selon les autorités. Le ministère de l'Intérieur a classé trois autres listes comme extrêmes, témoignant d'une fragmentation notable dans le climat politique local.
Un ancien maire condamné et une fragmentation de la majorité
Lansade, élu en 2014 sous l'étiquette FN, a rejoint Reconquête en 2022. Il a récemment été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 30.000 euros pour abus de faiblesse, ce qui a sans doute amplifié les tensions au sein de l'administration locale.
Ce contexte soulève des interrogations sur l'avenir politique de Cogolin et sur la réaction des habitants face à une telle domination de l'extrême droite. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer les propositions des candidats et pour savoir si la population se manifeste en faveur d'une autre vision politique.







