Le Brésil et l'Afrique du Sud, membres du groupe BRICS, partagent des intérêts communs qui les poussent à renforcer leur coopération sur des questions de défense. Dans un contexte international tendu, marqué par des critiques du président américain Donald Trump, Lula a appelé son homologue sud-africain à agir ensemble pour se prémunir contre d'éventuelles menaces d'« invasion ».
Durant une visite officielle de Cyril Ramaphosa à Brasilia, Lula a déclaré : « Si nous ne préparons pas notre défense, nous risquons un jour d'être envahis ». Il a souligné que le Brésil partageait des besoins similaires à ceux de l'Afrique du Sud et a plaidé pour une collaboration dans la production d'armement. « Nous avons beaucoup à tirer mutuellement », a ajouté Ramaphosa, tout en reconnaissant l'avance du Brésil dans le domaine de la défense.
Lula a proposé la création d'un « accord de coopération sur des sujets liés à la défense », capable de générer de nouveaux projets communs. « Nous sommes une région pacifique en Amérique du Sud, où la dissuasion est notre approche », a-t-il affirmé.
Ce rapprochement intervient dans un contexte où les États-Unis ont suggéré d'aider les pays d'Amérique latine à lutter contre les cartels de la drogue. Lula a critiqué cette approche en soulignant que des frappes américaines avaient causé la mort de nombreuses personnes depuis septembre. Des discussions ont également eu lieu entre les ministres des affaires étrangères brésilien et américain concernant la désignation de factions criminelles comme organisations terroristes, sans confirmation officielle de ces échanges.
Les tensions autour de la lutte contre le crime organisés montrent des divergences notables entre les méthodes brésiliennes et américaines. Lula a rejeté la classification des groupes criminels comme terroristes, plaidant pour des solutions plus prudentes.







